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 Welcome aboard {Libre

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Lyra Selwyn
7ème année
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MessageSujet: Welcome aboard {Libre   Lun 14 Mai - 22:36

Welcome aboard !
Une nouvelle année commence
C’était enfin le jour de la rentrée. Comme la plupart des élèves de Poudlard, j’attendais ce jour avec une impatience croissante. Mais cette fois, c’était différent car cette journée avait le goût amer des dernières fois. J’avais transplané dans une ruelle près de King Cross avec ma mère et mon frère qui s’agrippait fermement à son bras. J’avais eu mon permis de transplanage pendant l’été. La sensation était affreuse mais les possibilités étaient tout simplement incroyables. C’était la seule chose qui était dommage dans le fait de retourner à Poudlard. Je ne pourrais plus transplaner partout, tout le temps. J’avais rendu mes parents totalement fous avec ça. Déjà que mon père faisait grise mine face à mes trop nombreuses excuses pour éviter les diners et rallyes divers et variés dans lesquels chaque jeune fille sang pur se devait de briller. Je n’en pouvais plus d’entendre que « c’était à un de ces évènements que Lysandra avait rencontré son fiancé ». Personnellement, il me faisait carrément flipper ledit fiancé. Avec ses yeux d’anguille et sa bouche de mérou, c’était une véritable poissonnerie à lui tout seul. Mais c’était un Travers. Et un Travers riche pardessus le marché. Ma sœur n’aurait pu prendre meilleur poisson dans ses filets. Et le plus désagréable, c’était de supporter ses airs faussement énamourés et la fréquence avec laquelle elle ramenait son nom dans la conversation. Non en fait il y avait encore pire. Les sous-entendus qu’elle maintenait comme une épée de Damoclès au-dessus de ma tête sur « l’importance de la pureté du sang », la nécessité de « préserver la lignée Selwyn » et que « les traitres à leur sang étaient un vrai fléau ». Le tout, appuyé de regards éloquents en ma direction et de moue désapprobatrice. Je n’étais pas idiote. J’avais bien compris que d’une façon ou d’une autre, elle savait. Ce qui était étonnant, c’était surtout son manque de réaction à ce sujet. Cela faisait bien longtemps maintenant que je m’interrogeais. Pourquoi gardait-elle mes secrets ? De ma participation à un groupe de rock jusqu’à ma relation rocambolesque avec Myron, tout cela était de véritables armes entre ses mains. Il y avait sans doute un plan savamment calculé derrière cette apparente passivité. Avec Lysandra, il y avait toujours un plan. Elle était rusée mais, vous savez, moi aussi ! J’avais toute une année scolaire pour essayer d’anticiper ses prochaines entourloupes.

Poussant mon charriot à travers la gare moldue, il était à présent temps de traverser le célèbre mur menant à la voie 9 3/4 . Après une série d’embrassades un peu gênante, ma mère avait fini par se concentrer sur Lyman tandis que je lui faisais un derrière signe de la main avant de fuir comme si j’avais le diable aux trousses. Je venais d’entrapercevoir la famille Rosier et je n’avais aucune envie de devoir partager un compartiment avec Felix. Je l’avais assez vu pendant l’été.

Ce que je voulais à présent, c’était retrouver mes fidèles Pegasus pour leur faire partager mes dernières idées de chansons, les mélodies et solos de violons que j’avais perfectionné pendant l’été et, surtout, connaître leurs dernières créations, à eux. C’était toujours fascinant. Et puis, il y avait lui aussi. Lui qui m’avait manqué tout l’été. Vous connaissez ce sentiment lancinant de ne pas être complet, qu’il vous manque quelque chose ? C’était exactement ça. Et ça m’avait agacé. Vraiment. Alors j’avais fait comme si de rien n’était. De toute façon, ce n’était pas vraiment comme si je pouvais envoyer le hibou familial dans le Sussex sans provoquer un tôlé. Pas vraiment non plus comme si on était un vrai couple.

Et ce poison avait fait son chemin avec cette désagréable question qui s’était faite de plus en plus récurrente tout l’été. Et qu’est-ce qu’il va se passer l’an prochain ? Pourtant, je n’étais pas du genre à penser à l’avenir ou à faire des plans sur la comète. Pas du genre à angoisser non plus. Je repoussais donc une nouvelle fois tout cela dans un coin de ma tête jusqu’à la prochaine fois. Le moment n’était pas à la mélancolie mais plutôt aux réjouissances. Passant la tête dans tous les compartiments les uns après les autres, je saluais les visages connus, m’arrêtant quelques instants pour prendre des nouvelles avant de passer au compartiment suivant, toujours à la recherche des membres de mon groupe ou de l’Insupportable qui occupait bien trop mes pensées et sa clique de petits lionceaux.
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Josephine Gray
6ème année
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MessageSujet: Re: Welcome aboard {Libre   Jeu 17 Mai - 22:38

Comme chaque année, la mère de Josephine profitait du départ de ses enfants pour Poudlard pour passer un long week-end à Londres en famille. Des petites vacances qu’elle réservait pour faire les boutiques et flâner dans les meilleurs salons de thé de la ville. Jo se sentait un peu bête, elle aurait préféré venir comme n’importe quel élève de famille sorciers, en transplanant avec leurs parents ou avec la poudre de cheminette. Mais sa moldue de mère tenait à être présente jusqu’à l’entrée sur la voie 9¾ et son père adorait prendre l’avion qui était pour lui une véritable merveille moldue.

Ainsi la petite famille débarqua dans le hall de la gare de Kings Cross. Jo pressait le pas, les devançant d’une bonne dizaine de mètres, dans l’espoir de n’avoir pas à croiser un camarade, ses parents lui fichaient beaucoup trop la honte. Plus elle se rapprochait de la voie 9¾ et plus elle sentait l’excitation montrer…

A vrai dire, cela n’avait pas été le cas tout l’été. D’habitude, elle passait ses vacances à se plaindre, critiquant la vie à son goût trop moldue que menait ses parents, et vantant à la moindre occasion son école, ce qui avait le don de vexer sa mère. Cette fois-ci aucun mot sur Poudlard n’avait échappé à Jo. Pour dire vrai, à chaque fois qu’elle y pensait, ses intestins lui broyait le ventre tant elle était stressée par ses résultats aux BUSES.
Josephine avait donc passé son été à faire la tête mais en silence, ce qui avait encore plus énervée sa mère. Quand elle avait finalement reçu les résultats en fin d’été, elle était restée un bon moment la lettre en main, incapable de l’ouvrir. Il avait fallu qu’Arthus, dans un élan de méchanceté sans nom, lui arrache des mains et lise ses résultats tout haut. Heureusement qu’ils avaient été à la hauteur de ses espérances, sinon Jo l’aurait bousillé sur place.

Jo avait horreur des adieux, elle préféra écouter la scène comme d’habitude. Tandis que Prudence pleurnichait dans les jupes de leur mère, ce qui exaspéra Josephine. Elle attendit patiemment que son frère et sa sœur soient prêts à traverser le mur avec eux, jouant une dernière fois son rôle de grande sœur pour cette année scolaire. Lorsqu’ils furent de l’autre côté, elle leur fit un signe de salut et se dirigea vers le groupe d’élèves qui commençait à rentrer dans le train. Elle aperçut d’abord Andre Egwu, un membre de l’équipe de Quidditch de Serdaigle, avec son petit air prétentieux et son habituelle écharpe violette traînant nonchalamment sur ses épaules. Ils s’échangèrent un regard froid, Andre commença à entonner une phrase « On se voit bientôt sur le terrain, Gray. Je me suis entraîné tout l’été, tu vas difficilement pouvoir me… » Jo ne prêta pas plus attention à son adversaire de Quidditch, car juste derrière lui, elle aperçut un bout de l’une des quatre personnes dont elle était justement à la recherche.

« Oh, mais ça ne serait pas ce cher Wagtail ? » S’écria-t-elle en rejoignant sans plus attendre le désigné. Josephine lui donna l’accolade, un mélange de tendresse et d’enthousiasme. « Ouah ! T’as mangé quoi ces vacances ? Pas de la potion de ratatinage en tout cas ! » Dit-elle en le toisant. Les deux sorciers commencèrent à se diriger vers l’entrée du train. Josephine avait attendu avec impatience ses retrouvailles avec Myron, en particulier depuis qu’elle avait reçu ses résultats aux BUSES. Si elle avait obtenu la note maximale en potion c’était en grosse partie grâce à lui, elle était si fière et si impatiente de partager la nouvelle avec son pote. A chaque rentrée, le voyage dans Poudlard Express était très animé dans la bande de Gryffondors, Jo avait hâte d’entendre les vacances de ses petits camarades, parler des nouveaux looks des autres élèves et d’imaginer ensemble à quoi allait ressembler l’année scolaire qui s’annonçait…

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Dernière édition par Josephine Gray le Jeu 17 Mai - 23:50, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Welcome aboard {Libre   Jeu 17 Mai - 23:24

welcome aboard !
sujet libre

Le soleil de la Californie était déjà loin depuis longtemps. Si t'avais su que le temps serait resté le même -froid, pluvieux et éternellement humide-, t'aurais malencontreusement perdu ton billet d'avion pour le retour vers Brighton. Tu sentais presque encore le sable chaud et les effluves d'iode de l'Océan Pacifique. C'était venu comme ça. T'étais rentré de Poudlard, t'avais fait ton petit bonhomme de chemin dans le garage, les mains dans le cambouis avec ton père. À repeindre la carrosserie de sa dernière acquisition. Puis à table, il y avait eu ce "On part aux States, gamin." et t'avais eu les yeux plus pétillants que jamais. Les trémolos de l'avion pendant les turbulences et la main de ta mienne serrée dans la tienne. Les balades en voiture, cheveux dans le vent, à observer ces paysages aux antipodes de ton Angleterre natale. Tout était plus grand, plus vaste, plus faste aussi. À errer dans les rues, comme un adolescent des plus banals. Deux semaines sous un soleil de plomb, qui avait légèrement tanné ta peau pâle de britannique, à voguer de ville en ville, du rockabilly tournant en boucle dans l'autoradio. C'était différent, ça avait été une coupure agréable, avant de retourner une année de plus à l'école. Mais t'étais content d'être rentré, au fond. Retrouver toute cette agitation permanente, cette effervescence quotidienne dans les grands corridors, le blabla incessant des élèves à chaque porte entrouverte. Retrouver le visage concerné et souriant de Josephine, cette verve et ce sourire que t'aimais tant. Retrouver la mine constipée de la vieille McGonagall, t'observant sans relâche, à l'affût du moindre signe d'une farce imminente. L'aura sombre mais nullement terrifiante de la terreur des cachots, cachant son irascibilité devant tes exploits derrière quelques murmures vaguement moqueurs. Un autre monde dans lequel tu n'avais cessé de vouloir retourner, sans relâche, comme attiré par une force face à laquelle tu ne pouvais faire face. T'étais debout, adossé à une colonne sur le quai de la gare, le train vermillon fumant et crachant en attendant l'attendu départ. Perdu dans les méandres de ta petite cervelle, comme d'habitude.

« Oh, mais ça ne serait pas ce cher Wagtail ? » Cette mélodieuse intonation te fais sortir abruptement de tes pensées. Et fleurir un sourire sur tes lèvres. Ta Jo. La seule présence féminine de l'équipe. Elle s'approche, pétillante comme jamais, faisant doucement s'entrechoquer vos épaules. Une sorte de salutation qui n'appartient qu'à vous. Tu hausses un sourcil à la suite de son commentaire, malicieux. C'est vrai que t'as poussé pendant les vacances, t'allongeant de quelques centimètres supplémentaires qui te permettent de pouvoir regarder la plupart des gens de plus haut. Intéressant. « Toujours blanche comme un cul, ma chère Josie. » que tu réponds, le sourire impertinent comme marque de fabrique. Puis tu te radoucis, parce qu'elle t'a manqué, cette vile maraude. « J'suis content de te voir. » C'est vrai, en plus. Tu lui fais un signe de tête, indiquant que l'entrée est presque libre. Tu t'amuses toujours des nouvelles têtes qui se pressent dans le passage, à presque se coincer les unes les autres. Et t'as hâte de poser ton sac de voyage dans un compartiment. C'est que ça pèse lourd, tout ce bordel. Vous finissez par entrer dans le train, finalement. Et déjà, c'est le cirque. On entend conversations à tout va, tu aperçois un chat détaler dans le couloir central, certainement en fuite. Tu tires ta complice par le poignet, te faufilant entre les silhouettes pour trouver un endroit où il est possible de respirer deux minutes. « Quartier général ? Qui sait, peut-être que les deux autres champions y seront déjà installés. » Votre wagon fétiche, celui dans lequel vous vous retrouviez chaque voyage, en plein milieu du deuxième wagon. Des souvenirs, des frayeurs, des rires, un attachement sentimental pour cet espace minuscule et cloisonné dans lequel vous aviez crée les bases de votre amitié. Vous saviez que le temps des discussions se ferait une fois installés. C'était bien trop emmerdant de papoter dans toute cette agitation. Et ça manquait de chocogrenouilles, par ici.

Vous filez dans le couloir, tu salues les visages connus d'un signe de tête. T'aurais assez de temps à Poudlard pour faire les choses correctement. Et puis, être connu pour son caractère de merde, ça te permettait de pouvoir être vaguement affable avec les autres. Ils t'en tenaient pas rigueur. Tu jettes un coup d'oeil à Jo, avec un sourire, avant de continuer ta progression. Puis te te stoppes si rapidement que tu la sens se cogner contre ton dos. T'as les yeux dardés droit devant. Longue crinière aux douces ondulations et parfum déroutant. Un putain de parfum qui te rappelle les tropiques, l'exotisme. T'as pas besoin de voir son visage pour réagir, t'as déjà le coeur en vadrouille. Suffit qu'elle soit dans ton champ de vision pour que tu dérailles. Lyra. Tu te tournes de trois-quart vers ta compagne de voyage, les sourcils froncés. « Je fais vite, cette fois. Promis. » Parce que tu sais qu'elle sait très bien comment ça finit à chaque fois. Mais tu peux pas t'en empêcher, Myron. Alors tes pieds ils se mettent en route mécaniquement, mais à pas de loup. Tu te fais discret, presque invisible. T'es couvert par le jacassement des autres élèves, tu t'approches, doucement. Comme un fauve dans les hautes herbes. T'as délaissé ton sac dans le couloir, t'es focalisé sur la menue silhouette devant toi, que tu surpasses encore plus qu'avant. Tu combles les derniers centimètres entre vous, tes lèvres à quelques centimètres de son oreille. « Bouh. » Un léger murmure. T'as pris du grain de voix, aussi. Bye bye les vestiges des hormones. Tu continues, on sent le sourire qui anime tes lèvres. Elle paraît encore plus petite qu'avant, la demoiselle Selwyn. « Je t'ai manqué ? » T'espérais bien que oui, parce que t'avais pas cessé de penser à elle, même à des milliers de kilomètres à l'ouest.
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Lyra Selwyn
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MessageSujet: Re: Welcome aboard {Libre   Sam 19 Mai - 0:46

Welcome aboard !
Une nouvelle année commence
Discuter avec les autres, être un animal sociable, c’était chez moi une seconde nature. Pire que ça, le manque d’interaction me faisait physiquement du mal. Comme une fleur qui fane lorsqu’on la prive de lumière. C’était peut-être pour ça que j’aimais tant les projecteurs. Et l’attention en général en fait. En fait, tout ce dont j’avais besoin pour me développer, c’était d’amour, d’oxygène et d’un peu de musique. Et à Poudlard, et bien j’étais servie. Certains de mes camarades de maison mis à part, j’étais plutôt apprécié. En tout cas, j’avais plusieurs amis proches, pas mal d’amis avec qui j’aimais discuter et sur qui je pouvais compter et tout un tas de connaissance que j’appréciais beaucoup. Du coup, j’aimais croire que la réciproque était vraie. Tant que je n’oubliais pas de prendre ma potion, aucun souci n’était à signaler au niveau de l’oxygène et quasiment personne n’était au courant de mon petit soucis. Encore un bon point à cocher. Et, niveau musique, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. On pouvait donc dire que j’étais une jeune fille plutôt épanouie.

Mais comme toujours et pour tout le monde, il y avait encore quelques ombres au tableau. Ma famille, dont la plupart des membres ne savait pas vraiment qui j’étais. Et puis Lui. Cet insupportable lionceau au sourire trop éclatant, au parfum trop entêtant et aux yeux trop hypnotisant. Fait rare, on ne s’était pas quittés fâchés à la fin de l’année scolaire. Pourtant, pas de message, de hibou, de signe de vie, de signaux de fumée ou que sais-je de tout l’été. J’avais beau avoir eu une note ridicule en étude des moldus, on n’allait pas me faire croire qu’ils n’avaient aucuns moyens de communication. Du coup, j’avais juste envie de le trucider pour m’avoir fait regarder bêtement par la fenêtre et intercepter tous les hiboux en approche de la maisonnée Selwyn. Même maintenant, alors que je discutais tranquillement avec un groupe d’élèves de mon année, j’imaginais déjà des plans de vengeance. Et puis, soudain, mes amis se sont tus. Au même moment, un drôle de courant électrique se mit à parcourir tout mon corps tandis que je frissonnais. Un frison qui ne fit que s‘intensifier lorsqu’un souffle vint me chatouiller l’oreille. Mon corps avait compris avant que mon cerveau n’enregistre l’information. Myron. Au son de sa voix, plus masculine encore que dans mon souvenir, mon cœur – ce traitre perfide – loupa un battement. C’était toujours comme ça avec lui. J’avais l’impression de me dissocier et parfois même de me liquéfier. Mon corps, ma tête et mon cœur, n’étaient jamais d’accord sur la marche à suivre et ce maelstrom d’émotions me rendait encore plus imprévisible en sa présence.

Alors que ma tête voulait se retourner et lui jeter son silence radio au visage, mon corps se détendit à son approche, cherchant le contact dont il avait été privé tout l’été. Mon cœur pour sa part est bien trop content de le savoir là. Alors je savoure ce contact. Comme pour puiser des forces avant l’offensive. Puis viennent les paroles. Ces paroles qu’il aurait dû éviter. Alors que j’étais si bien tout contre lui, il réveille la rage et mon corps tout entier se crispe avant de se détacher de celui de Myron. Et soudain, en une gracieuse pirouette, je suis face à lui le regard flamboyant tandis que, dans mon dos et sans que j’en ai conscience, des noises sont échangées en silence par les spectateurs involontaires de notre échange.

« Est-ce que tu m’as manqué ? Sérieusement ? »

Je sens que la colère fait affluer le sang à mes joues et que mon air menaçant, vu les 20 centimètres qui nous séparent, peut être risible. Mais je suis bien plus dangereuse que je n’en ai l’air et il le sait très bien. Alors, pour donner l’impression que je m’en fiche, je repousse tranquillement une mèche de cheveux derrière mon oreille. Il parait que je fais toujours ça quand je mens. En plus de cligner des yeux.

« Sans nouvelles, on a tendance à oublier. Tu sais ce qu’on dit, loin des yeux… »

Ouh, le vilain mensonge. Accompagné d’un vague haussement d’épaule. De la provocation pure et simple, voilà ce que c’était. Mais j’étais comme ça. Il m’était impossible de dire clairement que ne pas avoir de nouvelles de lui avait été dur à vivre. Ce serait reconnaître qu’il avait une place bien trop importante dans ma vie. Même si, au fond, je savais très bien que je l’avais dans la peau. Que chaque fois qu’on se disputait ou que je lui tournais le dos, je n’attendais que le moment où il tenterait de me rattraper. Ou celui ou je cèderais pour finalement revenir vers lui.

J’aurais peut-être du m’inquiéter d’avoir laissé tomber mes camarades en plein milieu d’une phrase. Ou du fait que ma malle n’était plus nulle part en vue (ne l’avais-je pas laissée sur le quai avec mon frère et ma mère ?) mais non. En cet instant, et comme bien souvent. Le rouge et or éclipsait tout le reste, m’arrachant à tout ce que j’aurais dû être en train de faire.
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Josephine Gray
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MessageSujet: Re: Welcome aboard {Libre   Sam 19 Mai - 19:19

Retrouver son bon vieil ami Wagtail réjouissait la sorcière au plus haut point, ses petites remarques moqueuses lui avaient presque manquées ! Elle était contente de le voir elle aussi. Elle lui offrit son plus beau sourire en réponse. Il fallait rejoindre le train maintenant, les élèves s’engouffraient à l’intérieur après un dernier salut à leurs parents et ils ne restaient plus beaucoup de monde sur le quai.

Après avoir joués des coudes et bousculés quelques premières années, les voilà dans le Poudlard Express. L’enthousiasme s’emparait du petit corps de Josephine alors qu’elle redécouvrait le train mythique pour tout élève de Poudlard. Qu’est-ce qu’elle aimait cet endroit ! Chaque année ça lui faisait le même effet, comme si elle se prenait une bouffée d’excitation en retrouvant l’ambiance des élèves de Poudlard, ce bordel sans nom digne des sorciers. Rien à voir avec l’ambiance chez les Gray où l’ordre et la discipline régnaient.
Jo apercevait déjà des têtes connues et s’amusait silencieusement des nouvelles coupes ou nouveaux styles que certains arboraient. Elle passa devant le compartiment d’une bande de Poufsouffles qui s’extasiaient devant le nouveau balai d’un des membres de leur équipe, elle ne put s’empêcher d’observer curieusement l’objet elle aussi.

Direction le quartier général. Le compartiment où Jo et ses amis avaient l’habitude de se retrouver à chaque nouvelle rentrée et qu’aucun autre élève n’oserait occuper à leur place, à part quelques premières années mal renseignés. Pourtant on lisait bien inscrit par leur soin sur la porte du compartiment : « Ici ton chemin s’arrête. Celui qui franchira cette limite connaîtra les pires représailles qui soient. »
Jo suivait Myron, ils progressaient difficilement dans les couloirs grouillants de monde. Il fallait se faufiler entre les élèves et parfois elle attrapait un bout du haut de Myron pour être sûre de passer entre deux élèves en même temps que lui. Elle ne vit rien arriver lorsqu’elle se cogna contre son dos, mais il ne lui fallut pas plus de deux secondes pour comprendre ce qu’ils avaient en travers de leur chemin.

Lyra Selwyn. La Serpentard qui obsédait Myron depuis toutes ces années. Josephine lança un regard vers son ami qui semblait maintenant à milles lieues du Poudlard Express, comme devant une apparition. « Je vais faire vite, promis » Elle ne put s’empêcher de rouler des yeux, elle connaissait Myron par cœur et elle savait que lorsqu’il s’agissait de Lyra, il ne faisait jamais rien vite. Par chance, ils étaient à deux pas de leur compartiment. Alors Jo, qui n’avait en aucun cas envie de rester planter là comme une mandragore, s’empara du sac de Myron qui était resté à côté d’elle. Elle avait beau être toute frêle, Josephine refusait de se considérer comme empotée. Deux grosses valises sur les bras ne lui faisaient pas peur. Elle ouvrit la porte du compartiment et entra à reculons en traînant les deux sacs. Enfin arrivée ! Sa valise dans les bras, elle se hissa sur un siège pour la ranger dans les filets au-dessus. Quant à celle de Myron, elle était restée en travers de la porte, elle n’allait certainement pas la ranger à sa place. Elle se laissa finalement tomber sur le siège dans un grand souffle.
C’est là qu’elle se rendit compte qu’elle n’était pas toute seule. Un homme se trouvait juste devant elle… Un homme qui ne lui disait pas grand-chose et qui n’avait visiblement pas su lire les menaces sur la porte. Elle se releva, passa sa tête par la porte et cria : « Myroooooon !!! Y a un intrus par ici ! » Elle se reposa ensuite bruyamment sur le siège et se mit à fixer le monsieur avec un petit air mécontent.

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Marcelo Gomèz
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MessageSujet: Re: Welcome aboard {Libre   Sam 19 Mai - 21:16

Le Poudlard Express entrait en gare. Des panaches de fumée s'échappaient de la locomotive et stagnaient tout autour du quai anormalement désert. Bientôt, la célèbre voie 9 3/4 serait encombré de sorciers accompagnant leurs enfants aux portes de leur nouvelle année scolaire mais rien, pour l'heure, n'annonçait le véritable branle-bas de combat qui se jouerait en contre bas du train dans quelques minutes. Marcelo traînait derrière lui une valise solidement scellée. Ensorcelé pour y renfermer bien plus que sa forme ne le laissait présager, elle contenait ni plus ni moins tout ce qu'il devrait installer le soir même dans son nouvel appartement. Ses livres représentaient bien le tiers de ses effets personnels, ce qui avait amusé son frère qui ne s'était pas retenu de plaisanter lourdement sur le sujet. Entre deux chemises bien pliées, Marcelo avait glissé quelques babioles magiques utiles. Il ignorait encore si elles lui seraient serviraient en classe, en toute franchise, s'il avait passé ces deux derniers mois à préparer studieusement les cours qu'il donnerait, il n'avait aucune idée de la manière dont il devait procéder devant une audience et doutait assez de ses talents d'orateur pour croire naïvement que le son monocorde de sa voix suffirait à passionner ses élèves.

Remettant correctement ses lunettes sur le bout de son nez avant de hisser son lourd bagage, il passa devant plusieurs wagons sans y entrer et finit par s'engouffrer dans celui qui lui sembla le plus soigné. Il ignorait sur quoi reposait cette impression, compte tenu du fait qu'ils étaient tous identiques, mais après une dernière vérification des banquettes, il décida d'y élire domicile le temps du trajet. Il n’avait en tout cas pas pris le temps de lire l’inscription sur la porte, peut être cruellement prédictive.

Prendre place dans le Poudlard express lui laissait une impression étrange. Il n’était pas seulement nerveux à l’idée d’enseigner, c’était une angoisse plus générale qui l’avait tenu éveillé toute la nuit. Il n’était clairement pas temps de regretter son choix, il avait voulu décliner la proposition de Dumbledore mais avait finalement accepté ce drôle de poste qu’on décrivait, déjà à son époque, comme maudit et il devait en assumer les conséquences. Ignacio avait toujours eu du courage pour eux deux et il s’étonnait encore d’avoir donné suite à la requête folle du célèbre sorcier lorsqu’il soupesait son courage inexistant. Il fallait être fou pour devenir professeur de Défense contre les forces du mal.

Le brouhaha extérieur lui indiqua que les jeunes sorciers commençaient à monter dans le train. Bientôt ce dernier cahota aux rythmes de leur pas pressés. Il ne s’inquiéta pas qu’on ne s’installe pas près de lui, en fut même soulagé, et pensa à tort que c’était sa présence qui décourageait ses futurs élèves, ignorant tout de l’inscription menaçante qui devait dissuader quiconque d’avoir l’audace d’entrer. Croisant studieusement ses bras contre sa poitrine, il observa son propre reflet dans la vitre le cœur palpitant, constata avec toujours d’effarement que les cernes sous ses yeux se creusaient un peu plus et décida de fredonner pour lui une comptine dans l’unique but de se rassurer.

C’était sans compter l’entrée fracassante d’une adolescente qui, les bras encombrés par deux valises, s’engouffra dans le wagon sans prêter attention au voyageur qui l’occupait. Tendu, il se redressa vivement en lissant son pantalon au niveau de ses genoux alors qu’elle se démenait avec ses bagages. Il l’observa, sans lui proposer d’aide, et songea qu’il donnait sûrement l’impression de se croire invisible uniquement parce qu’il ne respirait plus. Quand enfin elle se retourna et qu’inévitablement leurs regards se croisèrent, il sentit sa gorge s’assécher et avala sa salive en serrant le poing devant sa bouche pour tousser.

Au même instant, la gamine se mettait à hurler à un de ses camarades qu’il y avait un « intrus ». Manquant de s’étouffer, il se redressa en relevant légèrement ses mains en l’air, comme pour l’assurer de sa bonne fois et jeta inutilement un regard derrière lui avant de prendre la parole, comme s’il eut voulu ajouter un détail, timidement. « Pardon, mademoiselle ? Marcelo Gomèz, je… »

Instinctivement, son regard se porta sur sa lourde valise, comme si ce dernier objet pouvait parler pour lui et donner les informations qui rassureraient la jeune fille sur son identité. Esquissant un sourire nerveux avant d’agiter ses mains pour souligner la méprise, il finit par les coller l’une contre l’autre en l’observant par-dessus ses lunettes.

« Je ne suis certainement pas un intrus. Je suis professeur. Nouveau professeur. Professeur de défense contre les forces du mal. » Secouant la tête en pensant qu'il venait de répéter le mot professeur plus de fois qu'il ne l'était certainement permis en un si court laps de temps, il poursuivit en ajustant nerveusement ses lunettes. «  Je ne voulais pas vous effrayer, il est inutile d’alerter vos… Camarades. » Conclut-il après avoir cherché le dernier mot, incertain d'avoir fait une première impression concluante mais rassuré tout de même d'avoir pu se présenter.

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MessageSujet: Re: Welcome aboard {Libre   Dim 20 Mai - 11:01

welcome aboard !
sujet libre

Il avait suffi d'une effluve de monoï pour te foutre en vrac. Cette odeur sucrée, exotique, qui faisait frétiller tes narines, qui roulait presque sur ta langue comme une sucrerie. T'avais le sourire taquin sur les lèvres, Myron, mais tu savais que ça allait finir en confrontation. Parce que ça l'était toujours, à un moment ou à un autre. Parce que il n'y avait eu aucun échange de courrier, de messages, d'informations quelles qu'elles soient. Pas faute d'avoir essayé, hein, mais t'imaginais pas te ramener avec un hibou dans le voisinage. Et tu pensais pas que ses ailes le porteraient jusqu'au Pays de Galles, à des miles et des miles de chez toi. Puis t'étais finalement parti aux États-Unis, de l'autre côté de l'océan. Ça avait donc été silence radio pendant tout l'été. Et tu t'attendais à une réaction plus ou moins virulente. Lyra était une diva dans toute sa splendeur, à l'image de la leader de groupe qu'elle était. Réactions disproportionnées, de manière générale. Et ça t'agaçait assez vite alors vous partiez tout feu tout flamme assez rapidement. Mais là, t'avais juste envie de profiter de son parfum, de sa présence tiède tout près de la tienne. De son visage dont tu pourrais tracer les contours les yeux fermés, cartographier le moindre grain de beauté. T'as un léger sourire au coin des lèvres, quand tu remarques la différence de taille encore plus nette qu'avant, entre vous. Suffit que tu lui dises quelque chose de simplissime et elle le transforme en agression personnelle. Un diva, qu'est-ce que tu disais. Tu hausses un sourcil à sa réponse, tout sourire encore. Qu'est-ce que ça doit l'emmerder, ça. De voir que ses petites passades de bouderie inutiles ne t'affectent pas. Elle t'avait manqué plus que de raison, mais t'étais pas au point de suffoquer si vous ne vous écriviez pas pendant l'été. Peut-être était-ce typiquement féminin ? Sans misogynie aucune. Tu voulais pas trop te poser de questions, les faits étaient là.

« Sans nouvelles, on a tendance à oublier. Tu sais ce qu’on dit, loin des yeux… » Elle ment. Elle ment comme elle respire. Mal. Y'a des tics, des agitations, tu l'as beaucoup trop regardée pour avoir loupé ces petits trucs. Tu sais très bien que t'as les mêmes, ces petits gestes qui détruisent toute tentative de comédie. Peut-être moins évidents à dénicher, t'as bien trop l'habitude de faire du théâtre pour échapper aux punitions. Mais ça élargit encore plus ta bouche de contentement, parce qu'il est si simple de lire en elle. « Donc, j'imagine que je n'ai rien à faire ici, dans ce cas. » que tu réponds, dans une sorte d'indifférence parallèle à la sienne. Tu hausses les épaules également, passant une main dans tes boucles brunes. T'es ignoble, Myron. Tu pourrais tellement faire mieux, être plus doux. Plus agréable en cette rentrée. Mais elle veut jouer, alors tu te portes volontaire pour rentrer dans la partie. « Puisque l'oubli t'emporte si facilement. Je garderai la petite chose dans ma poche pour une autre fois, sans doute. Si tu le mérites. » Et vlam. Tu pouvais pas t'en empêcher, bordel. Fallait que tu sois aussi emmerdant qu'elle, voire pire. C'était toujours le jeu de celui qui irait le plus loin.

Tu jettes un coup d'oeil derrière pour constater que ta compagne de voyage s'est envolée vers votre quartier général et tu reviens vers ta demoiselle douce-amère. Tu continues de poser tes yeux sur elle, en silence, juste pour le plaisir de te gorger d'images de son minois enchanteur. Parfois, tu abhorres ses manières, ses réflexions, mais tu ne pourras jamais t'empêcher de lui porter une affection sans limites. Elle est tienne et tu es sien. T'as l'impression que ça a toujours été comme ça, malgré vos instants sombres. T'allais ouvrir la bouche à nouveau, la main dans la poche, quand la porte d'un wagon un peu plus loin s'ouvre, te faisant tourner la tête. Tu distingues le visage de Josephine avant qu'elle ne crie à ton attention. Un homme étrange dans votre wagon ? Tu plisses les yeux, déjà prêt à aller voir de quoi il retourne. Curiosité mal placée. Le visage à nouveau centré sur la verte et argent, tu t'approches doucement, rapprochant vos deux faciès. « Le devoir m'appelle. »  Tu déposes tes lèvres au coin de sa bouche rose, non loin de sa joue, humant encore une fois son parfum. T'es juste un faible, face à elle. Tu resteras jamais bien longtemps fâché. « Bon voyage, Lyra. Tu sais où on se trouve, si l'envie t'en prends. » T'allais rajouter encore une connerie mais tu te ravises, finalement. Pas besoin d'exploiter encore cet agacement commun.

Tu te retournes avec un dernier regard et tu fonces voir de quoi il s'agit. Tu ouvres la porte du compartiment, pour te retrouver face à une scène qui te fait échapper un rire. Jo, renfrognée dans son siège, le regard fixe sur l'inconnu à lunettes qui lui fait face. Il doit avoir la quarantaine, environ, d'après toi. Et il a l'air sacrément paniqué, tu pourrais presque voir les gouttelettes de sueur couler le long de son visage. Tu tournes la tête de côté, comme un chiot, les yeux toujours plissés. Il était suspect. « Vous êtes qui vous ? Vous savez pas lire ce qu'il y a écrit sur la porte ? » que tu demandes, peut-être trop franchement mais sans méchanceté aucune. Tu t'interroges seulement sur la netteté de sa vision, malgré ses binocles. T'es simplement, déconcerté. Tu regardes Josephine, le visage froncé par le mécontentement, lui faisant un petit signe de tête. « On fait quoi ? Oh, et, merci pour le sac. » Ledit sac que tu prends rapidement pour le glisser dans les porte-bagages au-dessus des banquettes. Tu sentais que le voyage allait être mouvementé.
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Lyra Selwyn
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MessageSujet: Re: Welcome aboard {Libre   Dim 20 Mai - 15:02

Welcome aboard !
Une nouvelle année commence
Il était tout bonnement insupportable. J’avais juste envie de lui arracher son petit sourire et de lui faire ravaler sa petite suffisance mal placée typiquement rouge et or. En fait ce qui m’énervait surtout c’est que j’étais beaucoup trop heureuse de le voir. Et vlan prend ça dans les dents. Pour quelqu’un qui se voulait indépendante, femme forte, libérée et tout ça, c’était un peu ridicule. Ça m’avait énervé qu’il me manque. J’avais passé l’été à me dire que si j’avais eu des nouvelles, il m’aurait sans doute moins manqué. Ce qui s’était transformé en ‘je suis fâchée parce qu’il ne m’a pas donné signe de vie’. Logique implacable n’est-ce pas ? Mais la décontraction avec laquelle Myron prenait ma remarque n’arrangea en rien mon humeur. Je sentais déjà la moutarde me monter au nez. Qu’il le dise directement s’il n’en avait rien à faire. On gagnerait du temps. « Donc, j'imagine que je n'ai rien à faire ici, dans ce cas. » Sérieusement ? Si mes yeux avaient pu lancer des maléfices, il se retrouverait déjà sur le sol du wagon. Parfois, je le déteste autant que je l’aime. J’adore autant que j’exècre ce perpétuel petit jeu de nerfs entre nous. Mais, une chose est sure, je suis tout bonnement incapable de m’en passer. Comme une accro qui reviendrait en permanence chercher sa dose et au diable les conséquences. « Puisque l'oubli t'emporte si facilement. Je garderai la petite chose dans ma poche pour une autre fois, sans doute. Si tu le mérites. » Comme si j’allais mordre à un appât si grossier. Je n’étais pas quelqu’un qu’on achetait avec un cadeau. Même si, il fallait bien l’avouer j’étais plutôt curieuse. Et assez contente qu’il ai pensé à moi. Mais, mieux valait ne rien montrer. Non seulement parfois il jouait avec les mots mais il avait aussi le don de me faire croire tout et son contraire. Je me contentais donc d’un regard qui se voulait froid et distant. La fureur aidait. Et on est resté quelques instants à se regarder dans le blanc des yeux. Et par le sang de tous mes ancêtres, qu’est-ce qu’il était beau. J’avais passé des nuits d’insomnies à me rappeler de ses traits dans leur moindre détail. Et bien, l’été passant, ils semblaient être devenus plus masculin et encore un peu plus séduisant. Merlin me vienne en aide.

J’allais répliquer, surenchérir. Jusqu’à ce que la voix ‘mélodieuse’ de l’acolyte fétiche de mon lionceau préféré s’élève dans la cohue. Qu’est-ce qu’elle avait encore celle-là ? J’aurai bien voulu répliquer quelque chose, n’importe quoi d’un peu spirituel histoire d’avoir le dernier mot. Mais ces mots sont happés par la douceur de ses lèvres presque contre les miennes. Si proche et si éloignées en même temps et qu’est-ce que ça avait pu me manquer. Et j’inspire un grand coup, me shootant un peu plus à son odeur, à sa présence. Ça me donne un peu l’impression d’être une grande sociopathe de faire ça mais tant pis. Il était après tout ma plus grande faiblesse. J’avais presque envie de capituler et de laisser ma colère de côté. Et là… « Bon voyage, Lyra. Tu sais où on se trouve, si l'envie t'en prends. » Mais qu’est-ce que quoi ? Il était vraiment parti. Comme ça ? il se foutait carrément de moi. L’ignorer et retourner à ma ronde sociale. Voilà ce que j’aurai du faire. Retrouver mes plus proches amis, m’installer dans un compartiment. Essayer de retrouver mes affaires. N’importe quoi sauf rester plantée là comme une idiote. Sauf qu’il faut prendre une décision et vite, avant que les regards fixes posés sur toi ne passent de surpris à moqueurs.

Oh et puis zut. Pour cette fois, tu cèdes et tu te lances finalement à sa suite d’une démarche rapide détonant une certaine tension. Ca chuchote à droite et à gauche et tu bouscules un peu tout ce beau monde. La plupart des élèves ont pris le pli, après une dispute avec Myron, je suis à prendre avec des pincettes. Je ne fais pas dans la discrétion lorsque j’arrive dans le compartiment, les poings sur les hanches dans une attitude dénotant un certain degré d’agacement teinté de fureur. « Diawl bach. On en a pas terminé tous les deux. » J’allais poursuivre ma diatribe, lorsque mon regard s’était posé sur le drôle de Monsieur installé sur la banquette. Plissant les yeux mais en restant toujours dans l’entrebâillement de la porte, je me décalais un peu pour mieux l’observer. Pas un pli sur sa drôle de chemise. Il avait l’air trop ordonné pour être honnête. « Excusez-moi mais qui êtes-vous ? Vous me paraissez un peu âgé pour un élève et trop bien installé pour un vendeur de bonbons. » Ma posture jusqu’alors agressive se faisait à présent suspicieuse et mon langage corporel jusqu’alors hostile était maintenant défensif. Et je m’étais inconsciemment un peu rapproché de Myron.

La tension était à son comble lorsqu’un bras se posa sur mon épaule, me faisant sursauter et me retourner d’un coup. « Du calme Ly’, ce n’est que moi. » Ah bon… on dirait que Félix avait fini par me retrouver finalement. Il claqua une bise sur ma joue avant de reprendre la parole. « Ta mère m’a laissé tes affaires. Tu les avais encore oubliés sur le quai. Je les ai laissés dans mon compartiment pour toi. » Il m’avait adressé un sourire que je qualifiais de bizarre. Comme s’il y avait là un sous-entendu que je ne saisissais pas bien et qui n’eut pour résultat que de me faire froncer les sourcils. Il salua ensuite sa cousine d’un signe de main « Joséphine. » puis ce fut le tour de Myron qui eut à peine le droit à un hochement de tête dédaigneux « Et Wagtail bien sûr ». Il se remis en route avant de s’arrêter et de lancer dans ma direction « Au fait, c’était sympa cet été. On devrait remettre ça et se voir en dehors de Poudlard à l’occasion ». Hein ? Oh ! Il faisait sans doute référence aux réceptions que mes parents avaient organisé. Etant les seuls adolescents du même âge dans l’assistance, il avait bien fallu se serrer les coudes. Et puis il n’était pas de compagnie désagréable tant qu’il gardait ses préjugés pour lui. N’empêche que lui non plus ne m’avait pas laissé le temps de répliquer. Ça allait donc être un schéma récurrent cette année ? Parce que clairement, ça ne me plaisait pas.

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Josephine Gray
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MessageSujet: Re: Welcome aboard {Libre   Dim 20 Mai - 18:36

L’homme qui se trouvait devant Josephine avait l’air bien dans l’embarras. Bon, peut-être qu’elle n’aurait pas dû prévenir le monde entier de sa présence dans ce compartiment, mais enfin… Il aurait dû y réfléchir avant de poser ces bagages ici ! C’était pourtant écrit sur la porte. Bras croisés sur sa poitrine, les yeux en train de lancer des éclairs, Josephine regardait l’inconnu se démener pour montrer qu’elle n’avait rien à craindre. Ah, parce qu’il pensait qu’elle avait eu peur de lui ? Il aurait très bien pu être un Mangemort, la seule chose que lui aurait reproché Josephine c’était d’avoir pénétré dans son compartiment, là où ses amis et elle devaient se retrouver pour raconter leur vacances jusqu’à leur arrivée à Poudlard. Et maintenant, aucun de ses amis n’étaient là et elle était toute seule avec cet idiot sorti de nulle part ! Rien ne se déroulait comme elle le voulait. Et Josephine détestait quand les choses ne se passaient pas comme elle les avait prévues.

Eh bien, en tout cas, elle avait fait son petit effet. L’homme, paniqué, déclina son identité avec difficulté... Attendez, il avait dit quoi ? Il était le nouveau professeur de défense contre les forces du mal ? Mince. Pourquoi il avait fallu qu’elle s’emporte comme ça ? Pendant un tiers de secondes Josephine parut décontenancée. S’il y avait bien un professeur avec qui elle n’avait pas intérêt à se fâcher, c’était celui-là. Mais la rouge et or était une petite bornée… Il avait beau enseigner sa matière préférée, elle était toujours fâchée par sa présence ici. « D’accord, mais vous auriez pu au moins vous manifester quand je suis rentrée. C’est parfaitement mal poli de surprendre les jeunes filles comme ça ! » Dit-elle avec beaucoup de mauvaise foi.

Myron les rejoignit finalement. Il en avait mis du temps ! Encore un coup de sa Serpentard… Il fallait qu’il se reprenne le pauvre vieux, il devenait d’un gnangnan… La mauvaise humeur emportait toutes ses pensées, la tête de Josephine se transformait en un véritable moulin à reproches. Elle ne décollait pas ses yeux du professeur, comme si elle était en train de le sonder. Qu’est-ce qu’ils allaient faire de lui ? « Je ne sais pas Myron. Ce monsieur est notre nouveau professeur de défense contre les forces du mal… Mais c’est pourtant écrit : quiconque franchira cette porte connaîtra les pires représailles. On ne peut pas le laisser impuni. »

Elle n’eut pas le temps de finir sa réflexion que Lyra fit son apparition à son tour. Alors, quoi ?! Tout le monde voulait s’incruster dans leur compartiment ? C’était quoi cette histoire ? De toute façon, elle aurait dû s’en douter, la Serpentard avait pris la fâcheuse tendance à coller Myron. Ce que Josephine avait décidé d’accueillir avec hostilité, même si dans le fond elle l’aimait plutôt bien cette Lyra… En tout cas, elle n’était actuellement clairement pas la bienvenue ici, mais Jo avait déjà trop à faire avec ce Marcelo Gomèz pour accorder plus d’intérêt à sa camarade.
Alors comme ça il était leur nouveau professeur ? Un peu étrange ce monsieur, il semblait assez confus et pas très sûr de lui. Jo espérait qu’il valait mieux que cette première impression. Bon, il n’avait pas l’air bien méchant, il avait une bonne tête après tout. Seulement, Josephine s’attendait toujours à être un peu impressionnée quand elle rencontrait un professeur de défense contre les forces du mal, et là ce n’était pas vraiment le cas…

Une voix très désagréable envahit l’espace. Felix Rosier. Josephine n’avait même pas à tourner la tête pour le reconnaître, sa voix doucereuse était parfaitement identifiable. C’était la faute de cette Lyra ! Si elle n’avait pas été dans les parages, Felix ne serait jamais venu traîner ses sales pattes par ici. Elle fusilla du regard la Serpentard et répondit au salut le plus sèchement possible. Elle ne savait pas du tout ce que baragouinait son cousin éloigné mais elle sentait que la tension montait du côté de Myron et Lyra… Trop d’électricité dans l’air, elle avait bien peur d’assister à une nouvelle dispute entre ces deux-là. Ses yeux se plantèrent dans ceux du professeur espérant que sa présence suffirait à les calmer. En tout cas, son intuition lui criait de ne pas rajouter de l’huile sur le feu, on n’allait quand même pas se donner en spectacle de la sorte devant un professeur. « Josephine Gray, enchantée. Je serais l’une de vos élèves de 6ème année. » Elle lui tendit la main pour qu’il la serre, tout en continuant à le considérer. « Je ne vais pas vous mentir, vous nous mettez dans l’embarras Professeur. Que suggérez-vous pour réparer votre grossière erreur ? » Demanda-t-elle très sérieusement.

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Marcelo Gomèz
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MessageSujet: Re: Welcome aboard {Libre   Lun 21 Mai - 20:49

Désemparé, le professeur observa la gamine revêche qui le toisait avec colère. Décidément peu impressionné par sa présentation, elle se moquait éperdument d’avoir l’air aimable et lui retoqua qu’il avait été mal poli de ne pas se signaler auprès d’elle lorsqu’elle était entrée dans le compartiment. Interloqué par son innocente arrogance, les doigts de Marcelo se replièrent sur eux même alors qu’il restait droit et que ses lèvres se pinçaient, mimiques qui lui venaient lorsqu’il était embarrassé. Il pouvait rester dans cette position de longue minutes parfois, lorsqu’incapable de poursuivre une conversation ou de répondre, il se sentait pris au piège. Une petite voix pourtant lui priait de faire un effort, de ne pas se laisser impressionner par une adolescente gentiment insolente et d’asseoir son autorité, du moins, de gagner son respect. Il n’était pourtant pas au bout de ses surprises.

Un jeune garçon au charisme incontestable entra nonchalamment dans le wagon lorsqu’il rassemblait son courage et l’observa sans curiosité. Machinalement, Marcelo inclina la tête alors que ses doigts se refermaient un peu plus. S’en rendant compte, il les desserra rapidement et replaça ses lunettes en les poussant avec son index. Ses sourcils se froncèrent lorsque dans la conversation fut évoqué ce qui semblait être le sujet du litige, une indication qui aurait dû le dissuader d’entrer dans ce compartiment et qui manifestement lui avait échappé. L’adolescent ne semblait guère s’inquiéter lui non plus de la première impression qu’il ferait au professeur, finissant par l’ignorer mollement en s’adressant à sa camarade comme s’il ne fut plus en face de lui. Une situation qu’il avait vécue mille fois. « Marcelo Gomèz, je… » Entama t’il avant d’être coupé par la jeune fille qui se chargea des présentations. Raclant sa gorge en approuvant ce qu’elle avançait d’un nouveau coup de tête, il n’eut guère le temps de rebondir sur la drôle de malédiction qu’on jetait à quiconque entrait dans le compartiment que la petite bande semblait occuper chaque année. Une nouvelle élève s’était présentée devant les portes. Nullement impressionné par son âge qu’elle sous entendait avancé, elle s’adressa à lui avec courtoisie mais agacement. Prenant une courte inspiration, comme une cassette qu’on rembobinait, Marcelo reprit sans émotion. « Professeur Gomèz, je serais… » Mais comme pris dans la boucle d’un mauvais gag, voilà qu’un autre venait de débarquer.

Celui-ci l’ignora tout bonnement, ne lui adressant aucun regard, aucune salutation. L’homme avait vu sur sa poitrine briller l’insigne des préfets et fut surpris qu’il ne lui témoigne pas plus de respect. La politesse, c’était le point d’orgue de Marcelo, et bien qu’il ne réclame pas qu’on le fût autant que lui, ces drôles de manières commençaient à l’irriter. Mais plus déstabilisé qu’en colère, il resta debout dans le fond du compartiment en observant la petite bande s’agiter sans rien comprendre de leurs comportements.

L’une des jeunes filles vint finalement se présenter à lui, lui tendant une jolie main blanche et se présentant presque amicalement. Marcelo serra volontiers cette main, lui offrant même une sorte de sourire crispé mais cordial, rassuré de reprendre sur de bonnes bases. Pourtant, elle lui demanda effrontément ce qu’ils pouvaient bien faire de lui et prit au dépourvu, Marcelo begaya. « Pardon, me rattraper ? Mais… » Secouant la tête sans comprendre, les bras ballants, le professeur avala sa salive avec difficulté. Ces jeunes pensaient ils qu’ils avaient dégnomé un jardin ensemble ? Il entendait déjà Ignacio rire, et comme dans toute situation qui impliquait qu’il parlât à quelqu’un qu’il ne connaissait pas, le professeur se demanda : qu’est ce son frère aurait fait ? « Je doute qu’il soit permis de vous approprier un compartiment en gravant une menace sur sa porte. » Certainement pas ça.

Regardant à tour des rôles les trois adolescents, il reprit calmement. La réponse c’était l’humour, seulement certain maîtrisait cet art mieux que d’autre et Marcelo avait encore des cours à prendre dans le domaine. Il tenta, pourtant, de s’engager dans cette pente raide. « Pour ce qui est des représailles, compte tenu du poste que je m’en vais occuper, je crois être déjà servi en matière de malédiction. J’espère que vous serez indulgents. » Sûrement sa réplique aurait elle pu être drôle s’il l’avait mieux assumé. Mais il fallu s'en contenter alors qu'il restait toujours aussi raide dans son costume impecable.

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MessageSujet: Re: Welcome aboard {Libre   Mar 22 Mai - 3:15


welcome aboard
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« You can't go through life trying not to get hurt. »
Ces vacances avaient été particulièrement mouvementées et Larra ne savait toujours pas quoi penser des derniers instants passés avec Derry. Avait-il deviné ce qu’elle attendait lorsqu’ils étaient à Primrose Hill ? Peut-être, ou peut-être pas. Les hommes ne sont généralement pas très malins dans ce domaine qu’est l’amour. Cette année allait être d’autant plus importante. Cinquième année, ça rime avec BUSES. Enfin, ça ne rime pas, mais ça ne change rien aux résultats. Les quatre premières années passées dans cette école avaient été de la rigolade, maintenant, c’était du sérieux et l’avenir de Larra allait dépendre de ses résultats. Pour la première fois depuis quatre ans, elle se rendit à la gare King’s Cross la boule au ventre. Elle se demandait si elle était la seule parmi ses camarades à se sentir ainsi.

Une fois le portail passé et finalement arrivée sur le quai, elle reconnut quelques visages familiers qu’elle salua chaleureusement. Encombrée d’une valise sous un bras et du panier de Citrouille sous l’autre bras, elle avait du mal à avancer sereinement. Elle se voyait déjà tomber à cause de sa maladresse et devenir la risée de tout Poudlard. Seulement, elle avait imaginé ça les deux années passées et jamais ce n’était arrivé. Ses parents ne l’avaient pas accompagnée cette année. Déjà, parce que son père était encore en mer, quelque part, et que sa mère était beaucoup trop occupée avec sa nouvelle recette de Whisky Pur Feu. Depuis qu’Owen avait quitté l’école de sorcellerie, c’était comme si la rentrée n’avait plus d’importance. Peu importe, Larra était à présent une grande fille, capable de se rendre seule à la gare depuis le Chaudron Baveur. Owen ne s’était pas levé ce matin-là, visiblement encore abîmé par la fête de la veille.

La blonde entra dans le train en même temps que pas mal d’autres élèves. Voir de nouvelles têtes était fort agréable. Elle se demandait bien qui parmi eux rejoindraient sa maison, les Poufsouffle. En attendant, elle n’avait toujours pas aperçu les visages de ses meilleurs amis et ça, ce n’était vraiment pas cool. Elle espérait qu’ils n’allaient pas rater le train, ce serait vraiment intolérable. Larra a toujours peur que sa maison perde des points pour des raisons stupides, gagner la coupe des Quatre Maisons était un rêve depuis sa première année. Enfin, elle se dirigea vers un compartiment qui était totalement vide, ce serait parfait, au moins elle pourra se mettre à côté de la fenêtre dans le sens de la marche. Elle posa le panier de Citrouille sur la banquette le temps de ranger sa valise comme il faut et lorsqu’elle se retourna, son chat avait disparu.

« Oh non… Citrouille ? »

Elle rangea le panier sur la place qu’elle comptait occuper durant le voyage et se mit à la recherche de son chat. C’était bien sa veine, jamais il ne s’échappait ainsi. A tous les coups, un premier année avait choisi de ramener un rat dans ses affaires, forcément, Citrouille ne pouvait qu’être attiré par la bestiole. Elle déambula dans le couloir étroit tout en criant le nom de son chat, sous le regard perplexe de certains élèves. Evidemment, crier le nom d’un cucurbitacée, ça donne une drôle d’impression. Elle aperçut alors un attroupement d’élèves devant un compartiment, celui qui était généralement marqué d’une menace claire et précise. Larra s’approcha d’eux pour leur demander s’ils n’avaient pas vu son chat.

« Excusez-moi, je cherche Citrouille, mon chat… Il s’est échappé et je n’arrive pas à le trouver. Vous ne l’avez pas vu par hasard ? »

Il y avait devant elle deux Gryffondor, une Serpentard et un… homme. Un homme un peu trop âgé pour être un nouvel élève mais elle s’attendait à tout. Elle fronça les sourcils avant de s’adresser à lui.

« Wow. Si t’as pris une potion de vieillissement, c’est plutôt bien réussi pour un première année, je dois l’admettre. »
(c) DΛNDELION
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Ulli Talbot
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MessageSujet: Re: Welcome aboard {Libre   Mar 22 Mai - 21:28

La fin des vacances d'Eté était enfin arrivé. Je faisais surement partie des rares qui était content lorsque Septembre sonnait. Mais vivre avec un père qui vous voyait comme un chien et une mère hyper protectrice - il y avait de quoi fuir. Avant je passais ces vacances le plus souvent possible avec Wendy mais depuis que je lui avais dévoilé mes sentiments, et qu'elle m'avais rejeté, je ne la voyais plus. Ou plutôt je désirai avoir aucun contact avec elle. Ca pouvait paraître puéril de ma part mais mieux valait éviter que de risque de se retrouver avec la justice magique sur le dos. J'ignorais comment j'étais capable de réagir en la voyant bécoter avec l'autre abruti qu'elle aimait soit disant. Je ne préférais pas savoir d'ailleurs - au risque que lui aussi finisse dans un lit d'hôpital à vomir ses tripes.
En tout les cas, je n'avais pas hâte que ma dernière année à Poudlard se termine. Je ne savais même pas ce que je voulais faire ensuite. Globalement, il n'y avait que la musique qui me rendait "heureux" et les potions. Et je me voyais mal faire médicomage - ou travailler pour quelqu'un en fait. Mon avenir s'annonçait donc assez compliqué même si Daisy - ma mère adoptive - m'affirmait que je pouvais rester au chômage toute ma vie si je le voulais. Et vivre avec les Talbot jusqu'à ma mort ? Non merci. Une fois Poudlard fini, je comptais bien faire mes valises et me débrouiller pour trouver un appartement pas chers chez les sorciers. Bien qu'avec ma petite taille et ma tête qui ne vieillissait pas, ça aussi ça allait pas être facile. Remarquez au moins je pouvais aisément avoir les réductions de moins de 15 ans sans qu'on me demande ma carte d'identité. Ca avait ses avantages. Bon par contre j'en avais marre qu'on me dise tout le temps "mon petit". Il était vrai que je me trimballais une valise de 15 kilos - merci Daisy - depuis l'arrêt de bus qui m'avais déposé à la gare de Londres. Je refusais que mes parents adoptifs m'accompagnent.
A l'écart, j'attendais que le Poudlard Express arrive. Je détestais ce moment aussi car il y avait trop de monde et une fois que le train arrivait c'était la cohue - tout le monde voulait entrer avant son voisin pour être assis ensemble - avec ses amis quoi. Chose que je trouvais ridicule mais bon - surement parce que je préférais faire le trajet tout seul que de devoir supporter la conversation - souvent inutile - des autres élèves du compartiment. Et ça allait se passer dans...3...2...1. Je roulais des yeux, malgré ces 7 années je ne m'y faisais pas. C'était aussi parce que je n'avais pas envie de me faire piétiner du haut de mes 1m64. J'allai devoir attendre 5 minutes que ça se calme avant de faire mon entrée dans le train. J'espérais trouver une place tranquille - pas avec des premières années. Après quelques minutes il ne restait plus que quelques personnes sur le quai - majoritairement les parents accompagnant leurs enfants pour leur 1ère rentrée. Dire que moi je n'avais pu tenir la main de quelqu'un ce jour là. Mes parents adoptifs n'étant pas des sorciers, je les avaient laissé de l'autre côté du mur. Stressé tout seul de mes onze ans. En plus il avait fait un froid de canard alors entre mon bonnet et ma grosse écharpe on avait eu vite fait de chercher où était mon visage.
Enfin bref, la voie enfin libre, je trainais derrière moi ma lourde valise et grimpais dans le train. J'essayais de soulever de toutes mes forces mon bagage - autant dire que j'en bavais - quand soudainement il s'était fait plus léger. Il ne m'avais pas fallu longtemps pour comprendre que quelqu'un était venu m'aider - alors que je n'avais rien demandé. Je reculais cependant pour laisser la place nécessaire afin de poser mon bagage. L'autre s'attendait surement à des remerciements - il pouvait toujours courir. Je le fixai simplement du regard avant d'attraper la poignée et de vagabonder dans le train à la recherche d'une place. Tranquille. Bien évidemment, étant monté dans les derniers j'avais peu de chance de trouver un compartiment de qualité. Lyra était surement avec Flynn - et Myron pas loin ainsi que Félix. Donc je préférais éviter de les approcher pour ne pas me farcir les babillages incessants du lionceau. Tiens quand on parlait du loup, j'entendais déjà sa voix insupportable. Je n'avais cependant toujours pas trouvé ma place royale et continuait mon chemin. Manquant de peu d'écraser un chat roux que j'avais déjà vu quelque part. C'était pas possible de laisser s'échapper son animal comme ça. Je soupirai, ramassant la pauvre bête.
Bien évidemment, il y avait un blocus de maison dans le couloir. Et un adulte que je ne connaissais pas. J'avais entendu Larra, qui était juste devant moi parler de potion de vieillissement. Qu'est ce qu'elle était bête cette fille. Dire qu'on était dans la même maison. Ca m'affligeait encore plus de faire partie de...ca. Je saluais cependant Lyra de la tête ainsi que Jo. Ignorant le reste pour fixer ensuite le seul adulte dans le coin.

- Bonjour Professeur

J'avais fini par ouvrir la bouche. Qu'est ce qu'il pouvait être d'autre de toute façon ? Ca m'étonnerait que Rusard et sa chatte - je parlais de l'animal - se soit fait virer ou ait pris sa retraite. Il avait quel âge d'ailleurs ?

- Tiens, tu as perdu ça

Déclarais je ensuite en rendant le chaton à sa propriétaire.

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MessageSujet: Re: Welcome aboard {Libre   Mer 23 Mai - 21:36

welcome aboard !
sujet libre

T'étais déconcerté. Est-ce que vous auriez du écrire plus gros, sur la porte ? Déjà que vandaliser le Poudlard Express était légèrement illégal, mais si plus personne ne respectait votre interdiction, où allait le monde ? Franchement. Debout, contre la chambranle du compartiment, porte désormais fermé, t'observais l'homme d'âge moyen, assis sur votre banquette. Juste à ta place, contre la vitre. Il avait l'air passablement mal à l'aise, au premier abord. Ce qui était certainement le cas, en fin de compte. Pas le genre de mec à se faire respecter en tout cas, on aurait dit que tu pouvais le briser en deux rien qu'en parlant un peu trop brusquement. Mais déjà, tu le laisse au second plan pour te focaliser sur Josephine. Que tu remercies chaleureusement d'avoir ramené ton sac jusque là, bien qu'elle l'ai complètement laissé en plein milieu de chemin. T'aurais fait quelques mètres de plus et tu t'étalais gracieusement contre la tablette au centre de la pièce, te cassant certainement le nez. Une fois, pas deux. Tu souris devant la vergne de ta compagne de voyage, qui ne mâche pas ses mots devant le professeur. Parce qu'apparemment, c'en est un. Soit. T'as jamais courbé l'échine devant qui que ce soit, malgré tes notes plus qu'acceptables. Sa franchise et sa fraîcheur surprenante devant votre aîné augmente l'étirement de ta bouche. Vous n'étiez pas liés par l'amitié pour rien. Quelques présentations faites et déjà que la porte s'ouvrait de nouveau, avec cet entêtant parfum d'exotisme. Lyra n'avait certainement pas apprécié que tu t'envoles comme ça. T'en étais quasiment sûr. Et le spectacle se met en route. Tes yeux qui roulent dans leurs orbites à sa rapide diatribe, léger sourire toujours en place à sa posture typiquement agressive. Du Selwyn tout craché. Tu t'es décalé sur le côté pour éviter de t'écraser par terre et t'as fini adossé contre une des parois, la demoiselle à tes côtés. Même pas le temps de répondre quelque chose qu'elle s'est totalement désintéressée de toi pour observer l'énergumène assis non loin de vous. Manquant de respect avec toute la politesse dont une sang-pur pouvait se targuer. Où l'art de piquer de venin avec toute l'innocence d'une sucrerie. Tu soupires. Il commençait à y avoir beaucoup trop de monde par ici.

Déjà trop d'agitation dans ce compartiment et voilà qu'une nouvelle silhouette se profilait à l'entrée. Bordel, on était pas dans un moulin, non plus. Tu tournes la tête et déjà ton visage se durcit. Tes lèvres se pincent, ton corps se raidit. T'aurais presque les poils sur tes bras qui se hérissent. Rosier. Le sale serpent qui gravite bien trop près de ta vipère personnelle. Rien que de voir sa gueule, ça te fous de mauvais poil. Tu te serais aisément passé de son existence. Il n'était qu'un nid à problèmes. Tu sers les poings et tu mords ta langue dans l'espoir de contenir l'acidité qui te ronge de l'intérieur. Pas le premier jour, hein ? T'avais plus de self-control que ça, n'est-ce pas, Myron ? Il te salue à peine, ce que tu pensais déjà impossible. T'aurais pu passer outre son ton dédaigneux s'il n'avait pas rajouté la suite. PARDON ? Lyra, Félix, "passer l'été ensemble", dans la même phrase ? T'étais vraiment plus de bonne humeur. Imaginez une cocotte-minute qui siffle, annonçant l'arrivée imminente des problèmes ? Une description parfaite de ce que tu ressentais, à l'heure actuelle. Avec l'ombre de la jalousie qui venait reprendre ses droits, reine de tes émotions. Faisant refluer tout bon sens, toute réflexion pertinente. T'étais juste un bouillon sanguinolent de colère et de possessivité. Ton regard vert se fait plus glacial que le lac en plein hiver, t'entends même plus les conversations qui se font dans la pièce. T'es comme déconnecté. Tout ce que tu sais, c'est que la personne à laquelle tu tiens le plus dans cette putain d'école à passé des "bons moments" avec celle que tu abhorres au possible. Comment était-ce foutrement possible de ne pas voir qu'il cherchait à se rapprocher d'elle ? Qu'il tentait de recourber ses crocs sur la demoiselle qui faisait battre ton petit coeur tout fier. Tu pouvais pas accepter ça, bordel.

À peine le temps de capter qu'il y a deux poufsouffles qui se ramènent dans l'histoire que tu te tournes complètement du côté de la vert et argent. Ton est tellement serré dans ta poche que tu sens le bijou s'imprégner dans la peau de te main, te blessant certainement dans l'action. Mais cette douleur te faisait du bien, étrangement. « On s'amuse pas mal pendant l'été, à ce que je vois. Apparemment, il te faut très peu de nouvelles pour oublier, Selwyn. » Quand t'utilises son nom et Merlin sait que c'est rare, c'est que tout part en vrille, généralement. Comme maintenant. T'arrives plus à te maîtriser. C'est viscéral, tu peux pas rester de marbre. À cause de trois putain de mots prononcés par un mec que tu trouves insignifiant, normalement. Mais quand ça concerne Lyra, c'est jamais pareil. C'est l'exception qui confirme la règle, qui te transforme. Qui dévoile tes mauvais côtés, la partie sombre de ton être. Celle qu'il est rare que tu dévoiles, parce que tu sais qu'elle est extrême, parfois. Tu baisses la tête, le rouge de la colère teintant tes joues. « Tu sais quoi ? Retourne donc voir Rosier. Vu qu'il a l'air d'avoir envie de...remettre ça.  » Tu cherches même pas à savoir la signification de tout ça. T'es borné. T'es jaloux. T'es triste, au fond. Mais ça se transforme en rage, chez toi. Tu te nourris de cette colère, c'est comme un moteur, ça te fais avancer, au lieu de te morfondre dans un coin. Jetant un coup d'oeil à ta douce gryffondor avec un pauvre sourire, tu te retournes et tu sors dans le couloir. « J'reviens. J'vais prendre l'air. » Pas littéralement, quand même. Mais faut que tu puisses marcher, respirer un grand coup, te détendre. Sinon tu sais que ça va monter crescendo et ça finit toujours mal, dans ce cas là.
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Lyra Selwyn
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MessageSujet: Re: Welcome aboard {Libre   Jeu 24 Mai - 0:44

Welcome aboard !
Une nouvelle année commence
En général j’étais plutôt la première à rechercher un endroit agité. J’aimais l’ébullition des voix de nombreux interlocuteur. Le frisson que procurait le fait d’être dans une foule fourmillante d’idées et de sons. Ca me faisait plaisir, parfois même cela m’inspirait. Contrairement à Joséphine, Myron et leurs autres trublions, je n’avais jamais réservé un compartiment de ma vie. En fait, j’avais même très rarement passé l’intégralité du voyage dans le même. Je papillonnais à droite, à gauche ans jamais réellement me poser nulle part. Ma mère me disait souvent que j’avais tout du feu follet brillant mais évanescent. Presque tout le monde pouvait dire me ‘connaître’, très peu me connaissait vraiment. Je parlais beaucoup tout en gardant l’essentiel. J’avais des secrets tout en paraissant un livre ouvert. Un comble quand on savait à quel point j’évitais les manuels scolaires.

Toujours est-il que jamais je n’aurais eu l’idée saugrenue de me déclarer maîtresse d’un des compartiments de ce train. Mais soit, si ça leur faisait plaisir. Pourquoi pas après tout. Ce dont j’avais vraiment envie, c’était de reprendre ma conversation avec Myron. J’y avais pensé toute la dernière partie de l’été et pour le moment, ça ne s’était pas à proprement passé comme prévu. Je ne pouvais néanmoins pas ignorer les autres personnes présentes - même si j’aurais bien voulu, on ne va pas se le cacher. J’eu tout juste le temps d’imprimer que l’inconnu du wagon se présentait sous l’appellation ‘professeur’. Pas besoin de sortir du Magenmagot pour comprendre qu’il était sans doute professeur de défense. Même si la seule chose contre laquelle il avait l’air de savoir se défendre était les faux plis. Enfin, il ne fallait pas juger un livre à sa couverture. Peut-être cachait-il plus de ressources qu’il ne le laissait paraitre en cet instant. Je l’espérais pour lui en tout cas sinon il allait se faire manger tout cru à Poudlard. Je lui adressais donc un signe de tête en signe de salut, j’aurais même poussé jusqu’à me présenter à mon tour sans l’intervention de mon camarade vert et argent. On peut dire qu’il avait fait son petit effet avec ses salutations et ses propos nébuleux. Trop occupée à encaisser le regard lourd de reproches de Joséphine, j’avais raté le brusque changement d’attitude de Myron. Il était en tout cas trop tard pour reprendre le fil des présentations, Joséphine ayant déjà attiré l’attention du professeur pour lui demander je ne sais trop quoi. De toute façon, je ne suivais pas ce cours alors faire ami-ami avec le professeur ne présentait que peu d’intérêt.

Le wagon fut ensuite marqué par l’arrivée d’une poufsouffle plus jeune rapidement suivie par Ulli que je gratifiais d’un immense sourire. Sourire qui se flétrit immédiatement alors que je reportais toute mon attention sur Myron. Je le connaissais assez pour dire que quand son visage avait cette expression, les ennuis n’étaient jamais loin. Et, apparemment, c’était moi sa cible. Je ne comprenais absolument pas ce que j’avais bien pu faire de mal. Il y a encore quelques minutes, il jouait son jeu habituel mais là… Là c’était autre chose. Et l’explosion ne tarde pas, dès que nos regards s’accrochent, vert froncé contre gris écarquillé.  « On s'amuse pas mal pendant l'été, à ce que je vois. Apparemment, il te faut très peu de nouvelles pour oublier, Selwyn. »  Bon. Apparemment c’était la remarque de Félix qui l’avait mis dans cet état. Mais pourquoi ? Parce que j’avais vu Félix pendant l’été ? Il était gonflé pour quelqu’un qui n’avait pas donné signe de vie ! Alors certes, je n’avais pas passé tout l’été à me morfondre et à regarder par la fenêtre en attendant sa Majesté Myron mais quand même ! Et j’ai beau être de plus en plus en colère, l’usage de mon nom de famille, ça me fait comme un coup de poignard au cœur. Parce qu’il sait que je déteste ça. N’être relégué qu’à ce nom. Qu’il m’a toujours étouffé et que ce n’est pas moi. Oui, c’est blessant, je ne peux même pas le cacher. Parce qu’à ce moment je suis si à fleur de peau que c’est inenvisageable. Alors il ne me reste plus qu’à pincer les lèvres et accuser le coup. Cette attaque gratuite dont je ne saisis toujours pas la cause. Mais je n’ai même pas le temps d’intégrer tout ça qu’il poursuit déjà. « Tu sais quoi ? Retourne donc voir Rosier. Vu qu'il a l'air d'avoir envie de...remettre ça. » Et là, je reste totalement bouche bée. On entrait dans la quatrième dimension. Je clignais quelques instants des yeux, alors que ses paroles et leur portée peinaient à faire sens dans mon esprit. La bouche à demi ouverte de stupeur, je lâchais un « Félix… ? » dubitatif. Bête devant une logique qui me dépassait totalement, je restais un peu trop longtemps droite comme un i à me repasser le film pour être sûr d’avoir bien compris ce que j’avais compris. « Mais qu’est-ce que… » Sauf qu’il était déjà parti. Ce crétin de petit Gryffondor têtu à trois noises ne venait quand même pas d’insinuer que j’avais profité de l’été pour faire des folies avec Félix ? Par Merlin mais c’était d’un surréaliste. Qu’est-ce qu’il s’imaginait qu’on transformait les salons de réception en salons de pelotage chez les sangs purs ? « Non mais pour qui il me prend. » Grommelais-je d’un ton dégouté. Et je trépigne, parce qu’au fond, derrière le masque de fureur qui a peu à peu pris place sur mon visage et teinté mes joues de rouge, j’ai du mal à masquer la douleur que ces paroles ont prononcé. Parce qu’il n’a aucune confiance en moi. Aucune. Quelques paroles sorties de leur contexte et il me jette aux lions. Il n’a vraiment pas volé l’emblème de sa maison.

Je n’avais même pas remarqué le tapotement du pied que j’avais adopté. Ce signe ne trompait pas pour ceux qui me connaissaient bien. C’était un signe de grand trouble. J’étais énervée et ma respiration se faisait sifflante. Avec les préparatifs d’aujourd’hui, avais-je seulement pensé à prendre ma potion ? Bah ce n’était pas la question. J’étais outrée et il était hors de question de le laisser me faire passer pour la garce du coin. Qu’il pense surtout que j’étais ce type de garce.

« Excusez-moi. »

Ma voix d’habitude si claire eu une fêlure sur le dernier mot, tandis que je masquais la chose dans une quinte de toux. J’adressai un regard désolé à Ulli qui avait bien trop souvent assisté à ce genre de scène pour son propre bien. Joséphine aussi d’ailleurs, mais vu les insinuations – infondées comme vous vous en doutez – de Myron, je n’osais même pas la regarder. J’avais souvent été outré suite à nos altercations. J’avais rarement été à ce point blessée. D’habitude, j’avais juste envie de lui crier après tout en sachant que ça s’arrangerait. A ce moment précis, j’avais presque autant envie de hurler que de me terrer dans un coin et de verser toutes les larmes de mon corps. Parce que ce n’était pas comme ça que j’avais imaginé nos retrouvailles. Ce n’était pas comme ça que j’imaginais commencer ma dernière année à Poudlard. Et Merlin, je m’en voulais d’être aussi pathétique. Je lui en voulais de me rendre comme ça. Faible. Et je n’étais pas faible. Toute mon enfance on m’avait vu comme une petite chose trop faible pour se débrouiller seule. Alors s’il voulait la guerre, je pouvais la lui donner. Parce que je n’étais pas encore prête à lui offrir mes larmes et lui laisser voir tout le pouvoir qu’il avait sur moi. Pas encore. Et ça, ça me donnait le pouvoir de transformer ma peine en colère, ma douleur en récriminations.

Alors, quand je retrouvais Myron un peu plus loin dans le couloir, c’est sans délicatesse et avec une poigne étonnante pour quelqu’un de ma stature que je le forcais à me faire face. Drapée dans mon indignation, je le fusillais du regard. Prenant une inspiration chaotique qui me permis néanmoins de porter ma diatribe jusqu’au bout.

« Dis-moi que t’as pas sous-entendu ce que je pense avoir compris. Dis-moi que ce n’est pas ce que tu penses de moi. »

Et à ce moment-là, dans ma froide colère et mes propos incisifs, je savais que quelque chose se jouait et que des vérités allaient éclater.

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Josephine Gray
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MessageSujet: Re: Welcome aboard {Libre   Jeu 24 Mai - 22:42

Peut-être qu’elle y avait été un peu fort. Trop bornée pour se rendre compte quand elle dépassait les limites… Et voilà que son nouveau professeur perdait pied par sa faute. Loin d’elle l’envie de passer pour une petite effrontée insolente dès la rentrée. Mais Jo était tiraillée entre son mécontentement en découvrant son compartiment envahi et puis l’envie de connaître ce nouveau bonhomme dans la paysage Poudlardien. Il ne cessait de l’attendrir par sa gestuelle gênée. Jo l’avait peut-être un peu trop secoué, elle se demanda si elle ne devrait pas y aller avec une main plus douce. D’un côté elle s’amusait de la situation qui lui permettait de découvrir ce nouveau professeur, et peut-être de le tester un peu…

Il tenta l’humour ce que Josephine accueillit avec un sourire. En revanche, elle ne savait pas trop si rire à cette blague aurait été très poli. Il se mettait dans une sacrée galère en occupant ce poste maudit… Jo soupçonnait le Professeur Rogue d’y avoir lancé un vilain maléfice. « Vous avez su me convaincre, Professeur. Après tout, vous allez déjà passer une année cauchemardesque, je ne vais pas en rajouter. » Dit-elle avec complicité, ne réfléchissant pas à l’effet que cette remarque peu encourageante pouvait produire. « Très bien, je vous laisse tranquille pour cette fois. Mais j’espère pour vous que ça ne se reproduira pas… » Si prochaine fois, il y aura. Ce qui n’était franchement pas sûr.

Jo devait vraiment se faire une raison. Son compartiment attirait les foules… Voilà que Larra Westerling pointait son nom à leur porte, visiblement à la recherche de son chat. Josephine la regarda d’abord avec mécontentement mais son visage se détendit lorsqu’elle fît cette remarque à propos de l’âge de Marcelo. Elle ne put étouffer un rire… D’habitude elle n’appréciait pas vraiment cette Poufsouffle mais là… Elle l’aurait applaudie si cela n’avait pas été grossier vis-à-vis de leur professeur.
La tournée n’était pas terminée, c’était au tour d’Ulli Talbot de faire son apparition, ayant visiblement retrouvé le chat en question. Josephine lui adressa un signe de tête en salut. Elle n’eut pas vraiment le temps d’en dire plus car Myron, non loin d’elle, commençait à s’emporter contre Lyra. Rien de bien surprenant. S’il y avait bien une chose qui ne lui avait pas manqué ces vacances, c’était leurs disputes. Jo avait l’habitude de se retrouver au milieu de ces deux-là, alors qu’ils transformaient la grande salle en véritable champ de bataille d’insultes et de reproches… Cela lui donnait la drôle impression de tenir la chandelle quand elle se retrouvait entre eux. Et aujourd’hui encore, elle n’y échappait pas. Il en était de même pour ce pauvre Professeur Gomèz qui devait se demander où il était tombé… Myron décida de quitter le compartiment pour prendre l’air. Quant à Lyra, elle semblait totalement désemparée. Jo eut un peu de peine pour elle, même si elle ne l’aurait jamais admis. Finalement la Serpentard s’en alla elle aussi, sans doute rejoindre Myron.

« Désolée pour ça. » Lâcha finalement Josephine à l’attention de Marcelo. Elle s’enfonça dans son siège, regardant d’un air renfrogné le paysage défiler par la fenêtre. Ils étaient partis depuis un bon moment et elle n’avait même pas pris le temps de s’en apercevoir, avec tout ce remus ménage. « Pardonnez-moi mon indiscrétion, mais comment vous vous êtes retrouvés ici ? » On aurait dit qu’elle aurait pu poser cette question à n’importe qui, tellement ils semblaient absurdes qu’elle soit actuellement dans son compartiment fétiche en compagnie d’un professeur et de deux Poufsouffles… Mais avait bien fixé le Professeur en posant la question. Avant même qu’il n’ait pu répondre, elle tourna sa tête vers ces camarades et ajouta, d’un ton désagréable : « Vous allez rester plantés là ou vous asseoir ? »

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Marcelo Gomèz
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MessageSujet: Re: Welcome aboard {Libre   Jeu 24 Mai - 23:42

Le désordre mettait Marcelo mal à l'aise. L'agitation le laissait pantois et sans défense, comme si son corps fut incapable de supporter toutes formes que pouvaient prendre le chaos. Dans ces réguliers épisodes de crises, il était saisi par le besoin de les arranger à sa convenance pour leur donner une apparence plus familière, mais comment faire lorsque le chaos prenait celle d'adolescents survoltés, plus décontracté qu'il ne le fut de toute sa vie et plus dérangé qu'impressionné par sa présence dans ce qu'ils avaient décrété être leur compartiment ?

La dénommée Josephine eut la politesse de sourire cependant, rebondissant sur son semblant de blague et lui promettant une année cauchemardesque. Bien qu'il fut sans doute inapproprié d'en rire, Marcelo opina d'un signe de tête amusé, replaçant une énième fois ses lunettes avant de claquer ses mains l'une contre l'autre avec un air désolé. « On ne m'y reprendra pas. » Glissa-t-il en guise de réponse, la jaugeant une dernière fois du regard pour s'assurer que la hache de guerre était bel et bien enterré.

Lorsqu'une nouvelle tête blonde fit son apparition et lui demanda naïvement s'il avait pris une potion de vieillissement, Marcelo commença à s'interroger sur la note qui l'avait prié de prendre place dans le Poudlard Express. Dumbledore avait il décidé de lui faire une sorte de farce ? Puisque de toute évidence aucun de ces étudiants n'était habitué à voyager avec un professeur ou à en croiser un lors de leur traversée de la grande Bretagne, il en déduisait, peut être à tort, que le directeur avait voulu s'amuser en le mélangeant à ses futurs élèves. L'un d'entre eux pourtant, qui était entré alors qu'il s'interrogeai sur les motivations du célèbre sorcier, le salua par son titre. Marcelo inclina la tête alors que l'adolescent fourrait dans les bras de la jeune fille une petite bête aurait pu l'attendrir, si seulement il n'en fut pas allergique.

Retenant inutilement sa respiration, ce qu'il lui donna pour sur un air des plus raide, le futur professeur sentit son nez s'irriter et bientôt éternua férocement. Au même instant, deux des jeunes se querellèrent sur les possibles activités de l'autre pendant l'été. Déduisant sans difficulté qu'il devait s'agir d'un couple, ou du moins, que ces deux là avait un passif, il eut la politesse de ne pas commenter leur départ et n'esquissa qu'un bref geste de la main lorsque Joséphine lui présenta ses excuses pour eux. Il n'avait pas spécialement envie de se mêler de ces choses-là. Basculant son bagage sur la banquette alors que l'adolescente prenait place en face de lui, il extirpa sa baguette de sa poche et récupéra une petite fiole dont il but le contenu. « Allergies. » Précisa-t-il comme pour rassurer ses futurs élèves sur le contenu de ce qu'il venait d'ingurgiter, craignant qu'il ne le croit plus louche qu'il ne le pensait certainement déjà. « Un comble, pour un sorcier. » Avoua-t-il à voix basse, refermant sa valise sans fond et se tournant vers celle qui deviendrait certainement à ce stade, sa compagnonne de voyage. Compagnonne qui invita peu courtoisement les deux autres à se joindre à la discussion alors que Marcelo sortait un mouchoir de tissu pour se moucher. Embarrassé que la proposition soit si peu avenante, il présenta nerveusement de la main les sièges vides à côté d’eux comme si cela fut nécessaire de signaler qu'ils furent inoccupés et replaça sa jaquette avant de poser ses mains à plat contre ses genoux. « Eh bien il est devenu difficile de dégotter un sorcier qui veuille prendre en charge cette matière. » Conscient qu’il ne répondait pas vraiment à la question, Marcelo se retint de commenter à voix haute que Dumbledore mettait dorénavant la main sur des sorciers qui n’avait rien de spécial à perdre et poursuivit. « C’est votre directeur qui est venu me chercher, intéressé par mon parcours. Disons que j'ai été assez inconscient pour accepter. » Mais rien ne devait convaincre son petit auditoire. De ses yeux rougis par les allergies, à sa façon de refermer ses doigts nerveux sur ses genoux, tous devaient s’inquiéter pour leur avenir en le détaillant du regard.


Incapable de poursuivre la conversation et conscient que sa présence restait génante pour une bande de jeunes qui avait certainement eut d'autres plans pour leur trajet, Marcelo observa les trois élèves et maladroitement, les interrogea. « Je sais que j’aurais Joséphine en cours, mais vous est ce que… Enfin en quelle année êtes-vous, pour commencer ? » Par Merlin, nous n’étions pas loin du cliché stipulant que les conversations des Serdaigle s’arrêtaient à leurs devoirs et examens. Il manquait cruellement de verve, et ses interlocuteurs, souvent, s’ennuyaient à mourir. Ou bien parce qu’il était incapable de rebondir sur les sujets qu’on lui proposait, ou bien parce qu’il se passionnait pour un qui n’intéressait que lui.

Du coin de l’œil, il continuait d’observer le chaton lové dans les bras de sa maitresse, espérant qu’il s’en tienne à ce refuge.

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Marcelo Gomèz Yo adivino el parpadeo de las luces que a lo lejos, van marcando mi retorno.
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MessageSujet: Re: Welcome aboard {Libre   Ven 25 Mai - 0:36


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libre

« You can't go through life trying not to get hurt. »
S’il devait y avoir une cérémonie durant laquelle on devrait décerner un chaudron d’or à la personne la plus maladroite de Poudlard, Larra Westerling arriverait probablement en première position. Sa première bourde fut de s’avancer un peu trop dans ce compartiment qui était pourtant réservé à un cercle de Gryffondor. Elle le savait parfaitement et chaque année, elle évitait de frapper à leur porte. Il faut dire que cette fois-ci, la porte était grande ouverte et Citrouille déambulait quelque part dans le train, alors elle s’était permise d’adresser la parole au cercle fermé du Poudlard Express. Enfin, sa deuxième erreur fut de confondre un professeur avec un élève de première année. Il faut dire que c’était bien la première fois qu’elle croisait un adulte dans le train, autre qu’une vendeuse de friandises ou qu’un contrôleur ferroviaire. Tout le monde aurait pu faire l’erreur, elle en est certaine.

Donc voilà, le décor était planté et ce qui arriva ensuite avait définitivement promis le chaudron d’or de cette catégorie à la jeune Westerling. Ulli Talbot, cet élève de septième année chez Poufsouffle. Larra avait fait l’erreur en première année de lui demander où se trouvait une salle de cours, ce dernier l’avait envoyée promener. Depuis, les relations entre les deux Poufsouffle sont pour ainsi dire tendues. L’homme assis sur la banquette était un professeur et lui, il l’avait deviné sans problème. Larra fit la moue et glissa un petit Pardon…  discret tant elle avait honte. La blonde n’était pas au bout de ses peines. Ulli, comme s’il devait encore prouver qu’il était bien plus fin que la jeune fille, tendit Citrouille à Larra. Les yeux pleins d’étoiles et surtout soulagée, elle récupéra sa boule de poils et la serra tout contre elle.

« Oh, merci Ulli… Je le cherchais partout. »

Visiblement pas là où Ulli était. Elle avait été bien trop préoccupée par cette affaire de professeur et de chats pour remarquer que le couple qui faisait le plus parler de lui à Poudlard était présent. Pas pour longtemps, en tout cas, puisqu’ils s’envolèrent presque aussitôt, visiblement fâchés. Larra ne comprenait pas, elle n’avait jamais eu de copain, alors tout ça la dépassait. Le professeur se mit à s’agiter, descendant son bagage pour y trouver une fiole. La Poufsouffle le fixait depuis un moment déjà, frustrée de ne pas avoir été capable de deviner qu’il s’agissait d’un prof. A quoi servait cette fiole ? Elle se posa la question jusqu’à ce qu’il prononce un mot qui faisait très probablement référence à Citrouille. Et voici la troisième raison pour laquelle Miss Westerling mérite ce chaudron d’or. Comme si tout ça ne suffisait pas, le professeur était allergique aux chats. La jeune fille serra sa boule de poils contre elle, son visage devint aussi rouge qu’une tomate. C’était très gênant, vraiment.

Josephine se tourna vers les deux Poufsouffle. Larra et la Gryffondor n’ont jamais su s’apprécier, une histoire qui remonte à leurs frères aînés respectifs. Un truc débile si l’on croit ce que Derry a raconté à Larra durant l’été. Toujours est-il que le ton que la rouge et or venait d’employer fit sursauter la jeune Westerling. Larra hésita à s’asseoir.

« Je pensais que ce compartiment était réservé... »

Malgré tout, elle ne perdit pas une seconde pour s’asseoir, ses jambes commençant à lui faire mal à force de rester plantée comme une mandragore. Elle avait laissé toutes ses affaires dans l’autre compartiment, tant pis, elle n’avait rien de si précieux que ça. Elle évita de croiser le regard de Josephine ainsi que celui du professeur aux côtés duquel elle était à présent assise. Elle se contenta d’écouter leur petite conversation. Apparemment, ils discutaient des raisons qui avaient amené ce professeur à venir enseigner à Poudlard. Elle venait de débarquer en plein milieu de tout ça donc elle n’osait pas demander le nom du professeur ni la matière qu’il comptait enseigner, même si Larra se doutait qu’il s’agissait des Défenses contre les Forces du Mal. Elle n’avait pas eu deux fois le même professeur depuis son arrivée en première année. L’homme demanda alors en quelle année étaient les élèves présents. Larra répondit aussitôt.

« J’entre en cinquième année, professeur. Je suppose donc que nous nous recroiserons. »

Sa voix était toute tremblotante, elle se sentait encore honteuse de toutes ces bourdes qu’elle avait faites. Citrouille se sentait concerné par la conversation et décida de s’étirer, ses pattes avant parvenant à toucher le bras du professeur.

« Non, Citrouille ! Laisse le monsieur tranquille ! »

Elle l’empêcha de s’étirer pour éviter davantage de problème. La blonde se leva alors de son siège.

« Je crois que je vais aller le remettre dans son panier, je ne voudrais pas que vous ayez des problèmes d’allergies par ma faute, professeur. »

Elle quitta le compartiment pour retourner au sien afin de déposer Citrouille. Elle hésita un moment à y retourner, elle n’était pas certaine d’y être la bienvenue.
(c) DΛNDELION
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Ulli Talbot
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MessageSujet: Re: Welcome aboard {Libre   Sam 26 Mai - 16:17

Et l'Oscar de la meilleure crise de l'année revient au...Lyron. C'était une cérémonie de cinéma moldue que ma mère adoptive aimait bien regarder. En tout les cas, la récompense ne pouvait revenir que à Lyra et à ex/actuel petit ami - rayez la mention inutile - qui était partie prendre l'air. Dans un train. Voilà pourquoi je pensais qu'il était bête. Mais ce n'était pas moi qui allait le retenir en tout les cas. Plus il était loin de mes oreilles, mieux je me portais. Je n'étais pas habitués aux babillages incessants et les siens étaient aussi insupportable que ceux d'un enfant de cinq ans. Et il avait jamais voulu me lâcher la grappe. Heureusement que je savais qu'il aimait Lyra, sinon je me serai posé des questions...Il devrait d'ailleurs lui aussi s'en poser, parce que bon. Le Rosier il était toujours en train de rôder autour de la chanteuse pour ramasser des miettes de son coeur - ce qui en soit faisait assez pathétique. Pour un sang-pur, ceux qui se prennent pour des Merlin - ça craignait. Le pire c'était que Myron était jaloux de ça. Ca me dépassait les histoires d'amours - la mienne elle avait même pas pu commencer. J'avais eu ma réponse et j'avais pas insister. Wendy s'était envolé de ma vie - je l'avais décidé ainsi. Bon, il fallait avouer qu'il m'arrivais encore d'être triste de temps en temps. Qu'elle me manquait. Parce que cette fille c'était quand même ma meilleure amie et la seule ami que j'avais eu durant des années. Après Poudlard avait fait que je m'étais un peu plus ouvert aux autres. Mais ce n'était pas pareil.
Enfin bref, Larra avait retrouvé son chat. Manque de chance, le professeur était allergique au poils. En plus de perdre son animal, la Poufsouffle avait failli tuer le seul adulte du compartiment. Il fallait aussi avouer que l'homme à lunette n'avait pas très bien choisi son allergie.

Jo avait interrogé le professeur sur ses motivations, avant de nous proposer, à moi et Larra, de nous asseoir de façon très charmante. Je levais les yeux au ciel et reculai dans le couloir pour sortir ma baguette et effaçait à l'aide d'un sortilège cette phrase débile inscrite sur la porte. Voilà. Plus de compartiment privé. De toute manière Larra, même en ayant dit de sa voix de petite fille que c'était réservé était allé s'asseoir. Mais où était la logique ? Nulle part. De toute manière dans le monde magique il n'y en avait pas. Je jetais un coup d'oeil par où était partie Lyra. M'inquiétant tout de même pour elle vu la toux qu'elle avait eu et son pied qui avait pas cessé de tressauter. A force de côtoyer les gens ont finissait par les connaître - leurs caractères et aussi leurs tics/tocs. Un jour cette relation allait la tuer - et je me ferai un plaisir de concocter un poison spécial Myron. J'avais fini par comprendre que Lyra était malade, je n'étais pas idiot. Je ne lui avais jamais posé la question, car ce n'était pas mon genre de m'incruster dans la vie privée des autres.

J'entrais à mon tour dans le compartiment, prenant donc place à côté de Jo pendant que le professeur répondait aux questions de la Gryffondor. J'en déduisait qu'il parlait de la matière de Défense Contre les Forces du Mal. Le nombre d'enseignant que j'avais vu défiler sur ce poste était incroyable. J'ignorais pourquoi ils partaient tous mais le nouveau, avait pas l'air très confiant. Ca promettait de supers cours.

- J'espère que votre parcours ce n'est pas que de l'écrit professeur, je ne compte pas regarder les mouches volées durant votre cours

J'espérais ne pas devoir juste écouter pendant des heures. Sinon je faisais très bien celui qui écoute mais qui dors en fait. Il demandait ensuite où moi et Larra étions. Je laissais ma camarade répondre en premier, surveillant du coin de l'oeil le chat. Pourquoi est ce qu'elle ne l'avait pas ramené dans sa cabine ? Voulait elle expliquer au Directeur pourquoi le nouveau professeur n'était pas arrivé sain et sauf à Poudlard ? Et comme je l'attendais, Citrouille s'en fichait éperdument qu'il y ait un allergique. Sa maîtresse s'était empressé de le gronder avant de s'en aller. Bon, plus que trois. Je reposais mon regard sur l'enseignant afin de répondre à sa question.

- Je suis en 7ème année, et comme vous l'avez compris, je poursuis votre matière


Dernière édition par Ulli Talbot le Sam 26 Mai - 16:34, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Welcome aboard {Libre   Sam 26 Mai - 16:27

welcome aboard !
sujet libre

Cet habituel voyage en direction du château ne tournait absolument pas de la manière dont tu l'avais espéré. Tu t'attendais à des discussions animées et un maximum de confiseries dans votre compartiment, à déblatérer sur vos aventures de l'été et tu te retrouvais dans ce merdier sans nom. Ledit compartiment était devenu un moulin où toute la population du Poudlard Express pensait devoir se retrouver pour une raison qui t'échappait, votre nouveau professeur de défense contre les forces du mal était étrange au possible et tu comprenais que ta douce vipère avait passé un été assez agréable sans ta présence. Préférant apparemment passer de bons moments avec cet enfoiré qu'était Félix Rosier. Super. Vraiment. T'étais de sale humeur, à présent, bouillonnant comme le volcan qui gronde, précédant l'éruption. T'avais même pas cherché à entendre des excuses ou quelque chose pour contredire tes propros, t'avais juste lâché quelques phrases acides, remplies de rancoeur, avant de te barrer de la pièce devenue trop bruyante et trop étrangère. Besoin de respirer dans le couloir principal, devenu subitement vide. Tout le monde avait trouvé place ailleurs, ça t'arrangeait. Gare à celui qui venait te déranger dans des moments comme celui là, où toute ta colère surpassait ton bon sens. T'enlevant toute réflexion et toute sympathie à quiconque croiserait ta route. Il fallait que tu passes à autre chose, que tu te détendes. Souffler un peu, desserrer l'emprise violente de ta main sur le bijou dissimulé dans la poche de ta veste en cuir brun. Emprise qui consistait en un étau puissant et douloureux, imprimant certainement la marque du présent dans le creux de ta main, quitte à en déchirer la peau. Elle t'avait manqué à en crever et t'apprenais que l'autre blaireau avait passé un certain moment à ses côtés, assez pour lâcher quelques informations et une proposition de recommencer à peine dissimulée. T'enrageais, clairement. T'avais pas prévu de partir de l'autre côté de l'océan et la frontière entre vos deux mondes avait été une barrière pour communiquer pendant ces mois estivaux. Mais c'est pas pour autant que son visage ne s'était pas dessiné devant tes yeux à chaque jour passant. Comme un drogué en manque.

T'as pas le temps de faire refluer la pression qu'une main s'abat sur ton poignet, te faisant te retourner en quelques secondes. Pour te retrouver devant le visage gonflé de colère de Lyra. Dans le même état que toi, apparemment. Ton visage ne souffre aucun changement d'expression, toujours froid et immuable. Tu t'es réfugié dans ton ami la rage, cette compagne qui te donne tant de force, de volonté. Celle qui te cajole et te permets parfois d'extérioriser ce que tu pensais pouvoir garder dissimulé à jamais. Comme maintenant. T'avais jamais parlé de ta jalousie maladive à la demoiselle, face à face. Pour des raisons qui ne regardaient que toi. Alors t'avais simplement adopté ce comportement malsain de réagir beaucoup trop abruptement pour le bien de tous. Elle prit une inspiration tremblante, les yeux comme des éclairs. Leur couleur originelle accentuée par la colère, gardant bien l'image auxquels tu les avais associés. « Dis-moi que t’as pas sous-entendu ce que je pense avoir compris. Dis-moi que ce n’est pas ce que tu penses de moi. » Sur le coup, tu te sens presque con. La manière dont elle exprime son ressentiment te fais cogiter deux secondes, rapides mais intenses. Surtout la dernière phrase. Tu te rigidifies d'autant plus, les lèvres pincées. Non tu penses pas ça d'elle. Putain, comment tu veux lui expliquer que t'as surtout pas confiance en Rosier sans insinuer que c'est en elle que t'as pas la foi. C'est pas le cas. T'as sur-réagi, comme d'hab, maintenant faut réparer ton erreur pour éviter la casse. Puis il y a Mère Fierté qui vient sournoisement s'incruster dedans. T'avoueras jamais que t'as tord, c'est pas dans tes habitudes. Comme le lion, avec un égo démesuré. « Comment est-ce que je dois interpréter les paroles de notre très cher ami Rosier, alors ? Parce que ça me semblait clair, pourtant. » Tu pinces l'arête de ton nez avec deux doigts, instable. Relevant tes yeux verts sur son visage. « Je pars quelques semaines de l'autre côté de l'océan et quand je reviens, je vois l'autre enfoiré se pavaner d'avoir passé d'excellentes vacances en ta compagnie. Tu comprends que ça me mets difficilement de bonne humeur, n'es-ce pas ? » Tu frappes sur la vitre de ton poing, oubliant le cadeau qui s'y trouve et les quelques gouttelettes de sang qui dévalent lentement ton poignet. T'as du serrer un peu trop fort. Mais tu t'en soucies même pas, encore trop vibrant de colère. Puis tu soupires, ça dégonfles d'un coup. T'es comme résigné. « Désolé d'habiter du côté moldu, hein. Désolé d'avoir été emmené en vacances surprise par mes parents. Désolé de péter un câble quand j'entends que t'as passé du temps avec le mec que je rêve d'encastrer dans un mur. » La colère est froide maintenant, moins violente, plus basse, plus sarcastique. Tu changes du tout au tout, comme les deux visages de Jupiter. Imprévisible gryffon.
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Lyra Selwyn
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MessageSujet: Re: Welcome aboard {Libre   Sam 26 Mai - 19:22

Welcome aboard !
Une nouvelle année commence
J’avais agis d’instinct en le retournant vers moi mais il me fallait maintenant affronté son regard froid. Je détestais sa capacité à me faire me sentir insignifiante sous le poids de son regard. Comme si tout ce que je pourrais dire ou faire ne saurait le faire plier, comme si tous mes efforts étaient inutiles. Mais Sainte-Mère Fierté m’empêchait de courber l’échine. Je n’étais pas une petite chose soumise prête à me plier aux caprices futiles de l’imbécile pour lequel mon cœur avait décidé de battre. J’essaies pourtant de lui faire entendre raison. Peine perdue, cela ne semble que le faire se braquer un peu plus.

Mon désespoir se maquille facilement en colère. J’ai envie de le secouer pour lui faire comprendre que ça a toujours été lui. Rien que lui. Sans concurrence possible. Parce que je n’ai jamais pensé à personne d’autre en vérité. Mais ça bien sûr, ça ne veut pas franchir mes lèvres. Pourtant, l’espace d’un instant, j’ai presque l’impression que mes paroles ont atteint leur cible… mais en fait non. « Comment est-ce que je dois interpréter les paroles de notre très cher ami Rosier, alors ? Parce que ça me semblait clair, pourtant. » L’atterrissage, ou plutôt ce qu’il a à répondre à cela fait mal, si mal que dans ma peine et ma rage contenue, j’en oublie quelques instants de respirer. Grossière erreur, mais, ça, je ne m’en rendrais compte que quelques instants plus tard. En attendant et sans que je m’en rende compte, le bout de mes doigts refroidis, signe qui aurait du m’inquiéter. Mais j’étais trop furieuse donc le sang qui battait à mes tempes occultait la froideur de mes doigts.

Il a l’air si furieux et pourtant je ne vois pas forcément ce que Félix a dit de si terrible. On s’était vu et alors ? Ca faisait des années que je croisais des gens de Poudlard l’été. Et puis ce n’était pas comme si on avait passé l’été  fourré ensemble non plus. « Je pars quelques semaines de l'autre côté de l'océan et quand je reviens, je vois l'autre enfoiré se pavaner d'avoir passé d'excellentes vacances en ta compagnie. Tu comprends que ça me mets difficilement de bonne humeur, n'est-ce pas ?» Je sursaute alors qu’il tappe de son poing contre la vitre. Le retour de l’oxygène m’oblige à hyperventiler de façon persistante à présent. Ce sifflement est bien trop caractéristique. Pas de doute, comme une idiote, j’avais bien oublié de prendre mon traitement dans la frénésie matinale. Ce n’était pas une première, bien sûr, mais c’était la première fois que je me disputais avec Myron sans avoir pris le précieux breuvage le matin. C’était surement dangereux mais il était trop tard. Après ses accusations, je ne pouvais pas laisser tomber.

« Mais par Merlin, qu’est ce que t’es parti imaginer ? On s’est juste retrouvés aux mêmes réceptions barbantes parce que ma sœur veut montrer au bottin sorcier entier qu’elle s’est fiancée avec sa face de mérou de Travers. Si Félix a trouvé ça amusant, ça n’engage que lui ! »

J’avais parlé trop fort, trop vite et voilà que j’étais prise d’une violente quinte de toux que je tentais de réfréner autant que je pouvais. J’avais l’habitude de cette sensation. Comme si on broyait mes poumons. C’était difficile, ca me donnait la nausée et l’impression d’étouffer mais j’arrivais à ce que ma toux n’ai pas l’air inquiétante. J’avais pratiqué ce tour pendant des années à la maison. C’était la condition pour pouvoir aller chez Flynn pour profiter d’un peu plus de libertés. Pour pouvoir prendre la Poudre de Cheminette surtout. C’était avant qu’oncle Horace trouve une solution.

Le soupir de Myron et l’éclat résigné de ses prunelles me fait un coup au cœur, peut être pire encore que lorsqu’il s’énerve. Parce que tellement plus rare. « Désolé d'habiter du côté moldu, hein. Désolé d'avoir été emmené en vacances surprise par mes parents. Désolé de péter un câble quand j'entends que t'as passé du temps avec le mec que je rêve d'encastrer dans un mur. » Et c’est là que je les remarquais. Les gouttes de sang. Mes yeux s’écarquillèrent. Ma respiration redevint laborieuse mais je ne m’en souciais plus parce que là n’était pas l’essentiel. Myron était blessé et je n’y était pas pour rien. Je remontais légèrement la jupe que je portais de façon à atteindre la jarretière dans laquelle j’avais coincé ma baguette. Que voulez-vous, ma tenue de camouflage moldu n’avait pas de poches et mes bagages étaient en compagnie de Félix. Et bon, d’accord, j’aimais bien ce genre d’accessoires, voilà, vous être contents ? Ma baguette dans l’autre main, j’attrapais, délicatement cette fois, celle de Myron. « Je ne vois pas du tout ce que le fait d’habiter du côté moldu vient faire la dedans. » Décrispant ses doigts je ne me concentrais pas vraiment sur l’objet que je délogeais, bien incrusté dans sa chair sanguinolente, mais plutôt sur cette plaie qui me faisait pâlir un peu plus et lâcher une exclamation affolée qui se transformait en toux. Une fois celle-ci passée, je lançais un Episkey informulé sur la blessure. J’avais eu ce sortilège en examen l’année passée et je pouvais dire sans vantardise que je me débrouillais bien. Un don inné pour les Sortilèges d’après Flitwick. Arguments qu’il temporisait d’un ‘une chance étant donné votre manque de motivation à travailler’. L’informulé c’était pour le style et parce que parler risquait de déclencher une nouvelle quinte. Restait à présent à faire disparaître tout ce sang sur sa paume. Je la relâchais une seconde, le temps d’ôter le foulard que j’avais autour du coup et de l’imbiber d’eau à l’aide d’un aguamenti tout aussi silencieux. Je reprenais sa main pour faire disparaître le sang, peu importait qu’après ça mon vêtement serait sans doute bon à jeter. Faisant fi de la sensation d’étouffement sournoise et persistante qui ne me lâchait plus, je poursuivais, plus doucement pour masquer tout sifflement ou toute fêlure dans ma voix. « T’aurais quand même pu je ne sais pas, envoyer une carte postale, un télégramme, un pigeon voyageur ou même des signaux de fumée » Oui, je m’étais renseigné. Les moldus faisaient ça apparemment. Une quinte de toux impressionnante me fit alors courber le dos vers l’avant. Reprenant tant bien que mal mon souffle, je murmurais « Tu m’as manqué. Tu sais. ». Mon filet de vois était si faible que je ne savais même pas s’il m’avait entendu. Je clignais des yeux alors qu’une multitude de petits points noirs et argentés semblaient flotter un peu partout.

_________________
Destiny or chemicals
emotions are susceptible, And you I can't resist, I can't seem to walk away from this. So show me how much you can take ▬ are you in or out?
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Adrienne Montrose
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MessageSujet: Re: Welcome aboard {Libre   Sam 26 Mai - 20:09

Welcome aboard !
Une nouvelle année commence
Le retour. Enfin. Si Adrienne avait passé cet été là les meilleures vacances de toute sa vie, retrouver enfin tous ses amis et le décor rassurant de Poudlard la rendait bien plus heureuse qu’elle n’aurait dû l’être. Comment un séjour en Andalousie aurait pu-t-il être mauvais, de toute façon ? Décidée à améliorer une bonne fois pour toute son niveau d’espagnol, elle avait réussi à convaincre son père de l’envoyer chez des amis à lui en Espagne. Entre soleil, culture espagnole et préparation pour la rentrée en 6ème année, la demoiselle ne s’était pas ennuyée un seul instant. Elle qui était d’habitude si pâle était revenu avec un teint délicieusement doré, réhaussant ses nombreuses tâches de rousseur et sa chevelure flamboyante. La sorcière n’avait jamais été aussi belle. Ce matin-là, prête plus tôt que probablement tous ses camarades réunis, la jeune femme s’était retrouvée sur les quais de la voie 9 ¾ avant tous les autres. Elle avait décidé de porter une robe estivale jaune poussin, qui se mariait à merveille avec sa récente métamorphose. Aussitôt que le train arriva, elle se rua à l’intérieur. Il était inutile d’attendre, ses plus proches amis ne seraient pas en avance, elle en était sûre et certaine.

S’installant dans l’une des cabines, elle veilla à ce que personne ne puisse l’y rejoindre. Devoir supporter les jérémiades de qui que ce soit n’était clairement pas une possibilité pour elle. A peine s’était-elle installée que déjà elle sortait de ses affaires l’un des manuels de 6ème année. Si elle avait déjà décortiqué en long et en large le programme tout l’été, il n’était jamais inutile de revoir ce que l’on pensait déjà acquis. L’excellence était difficile à atteindre, Adrienne le savait mieux que quiconque. Certaines personnes tentèrent bien de s’installer dans la cabine ou siégeait la préfète, des premières années, des âmes innocentes qui ne connaissaient pas sa terrible réputation. Son regard seulement suffit à faire rebrousser chemin à tous ces idiots. S’ils ne la connaissaient pas, ils ne tarderaient pas à entendre toutes les légendes urbaines qui valsaient tout autour d’elle. Le Jugement Dernier. Le monstre des cachots. Adrienne, tout simplement. Quelques minutes passèrent ainsi, la demoiselle ne se laissant pas déconcentrer par quoi que ce soit. Le voyage aurait dû être rapide, simple, agréable. Pourtant, jamais rien n’était vraiment facile avec cette école de fou furieux. Quelque chose était voué à arriver, cela ne pouvait pas se passer autrement.

Un grand fracas résonna dans toute une partie du train. Adrienne n’était pas très loin de la source de tout ce vacarme et ne put contrôler la colère qui grondait dans son cœur. Qui osait donc la déranger pendant qu’elle accomplissait une tâche sacrée ? Enervée ou non, elle était préfète et en tant que telle elle était obligée de voir ce qu’il se passait. La sorcière ne savait même plus si ce rôle lui était si bénéfique que cela. Oh oui, cela rendrait très bien sûr son diplôme mais quand elle voyait tout le temps qu’elle perdait à policer toute l’école. Fermant d’un mouvement sec l’ouvrage qu’elle dévorait, Adrienne rejoint enfin le couloir, se dirigeant sans trop de mal vers cet insupportable bruit. Surprise. Lyra. Myron. Qui d’autres ? La demoiselle subissait si souvent leurs infameuses disputes qu’elle n’était, au final, pas vraiment étonnée. Revoir sa meilleure amie lui faisait plaisir, même si c’était dans de si insupportables circonstances. Elle se serait bien ruée vers elle mais ce n’était clairement pas le moment. Alors elle resta en retrait un instant, écoutant sans aucune gêne cette première dispute de l’année. Si elle mourrait d’envie de jeter sur les rails Myron, par respect pour son amie elle devait les laisser au moins en discuter.

Et puis les choses dégénérèrent. A Poudlard, Adrienne connaissait mieux que quiconque demoiselle Selwyn. A l’instant même ou elle se mit à toussoter, la rouquine sentit son sang se glacer. Pourquoi toussait-elle ainsi ? Les seules fois ou elle avait pu voir son amie agir ainsi, c’était lorsqu’elle avait bêtement oublié de prendre son traitement. S’énerver ainsi alors qu’elle n’était même pas sous les effets de sa potion était extrêmement dangereux. N’attendant pas même une fraction de seconde, Adrienne fit volte-face, se dirigeant à toute vitesse vers sa cabine. Il y a des années de cela, Lyra lui avait donné quelques-unes de ces potions si jamais elle n’en avait pas elle-même. Le moment était venu d’utiliser cette carte chance. Adrienne était extrêmement paniquée mais elle ne laissait pas son inquiétude se mettre sur son chemin.  Déballant sa valise comme une furie, la rouquine put enfin trouver ce qu’elle cherchait. C’était un vrai carnage désormais dans cette fichue cabine ! Se rappelant que son amie était très secrète par rapport à sa maladie, Adrienne but d’une traite l’intégralité de sa gourde et y versa le contenu de la potion. Personne ne soupçonnerait rien ainsi.

Revenant aussi vite qu’elle était partie, la sorcière eut tout le loisir de voir son amie succomber toujours plus aux dangereuses quintes de toux. Le gryffondor ne devait vraiment rien comprendre dans tout ça ! Ne connaissant aucune limite, surtout quand il était question de son amie, Adrienne fit enfin irruption au milieu du « charmant » petit couple.

-Lyra ! Je te trouve enfin ! Tu m’as tant manqué.

Et alors qu’elle disait ça, la jeune femme lui adressa un sourire radieux, bienveillant. Lyra était bien l’une des seules personnes dans ce monde a mérité une telle marque d’affection. Elle l’aimait comme une sœur, elle était prête à tout pour elle.

-Myron…


Dit-elle simplement d’une voix monocorde alors que son regard se déplaçait vers le jeune homme. Tout ce dont elle rêvait en cet instant, c’était de lui casser le nez. Elle savait qu’au fond il n’était pas mauvais mais quand elle voyait ce qu’il provoquait chez son amie… A ce instant même, il était en train de la tuer par la barbe de Merlin. Il fallait agir vite.

-J’étais impatiente de te retrouver, je t’ai ramené une petite surprise. De la sangria venant tout droit d’Andalousie. Peu de chance que je puisse la garder après mon arrivée alors… Cul-sec ?

Et alors qu’elle disait toutes ces inepties, Adrienne lui tendit la gourde, la regardant d’un air si inquiet qu’elle ne manquerait pas de comprendre ce qu’il se tramait actuellement. Pour être sûre que son amie ne se tromperait pas, la rouquine fit mine de tousser un petit instant. Cela devrait suffire, du moins elle l'espérait.

-Vous savez que je devrais vous dénoncer aux professeurs tous les deux ? Entre une vitre cassée et les beuglements bovins..


A moitié sérieuse et à moitié ironique, c’était là toute la dualité de la sorcière et personne ne savait jamais vraiment sur quel pied danser. Cette nouvelle année promettait d’être encore un véritable carnage !

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Josephine Gray
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MessageSujet: Re: Welcome aboard {Libre   Lun 28 Mai - 0:01

Des poils de chat voletaient dans le compartiment. Larra, sa boule de poils dans les bras, vint prendre place au côté de Josephine et du professeur. Avant d’en faire de même, Ulli eut le culot de lancer un sortilège à la porte pour effacer l’inscription du petit groupe de Gryffondors. Josephine fusilla son camarade du regard, ses mains se crispant sur son siège. Elle eut du mal à ravaler ce nouvel élan de rage.
Visiblement allergique au chat, le Professeur Gomèz se mit à éternuer. Jo examina la manche de son gilet en mohair vert sapin qui avait déjà attrapé quelques poils. Elle lança un regard froid vers Larra comme si elle venait de lui faire un affront, puis commença à retirer les poils un par un alors que leur professeur expliquait comment il avait été embauché par Dumbledore.

Il fallait sûrement être un peu fou pour accepter ce poste, ou avoir beaucoup d’humour. Elle ne savait pas dans quelle catégorie elle devait caser ce nouvel enseignant. Josephine avait toujours eu tendance à mettre sur un piédestal les nouveaux professeurs de défenses contre les forces du mal, s’imaginant à chaque fois des histoires fantastiques à propos d’eux et les fantasmant comme de véritables combattants durant la guerre des sorciers… Mais ce Gomèz évoqua son parcours sans le détailler. La curiosité de Josephine était piquée à vif. Qu’est-ce qui avait pu attirer l’attention de Dumbledore dans son parcours pour qu’il lui propose ce poste ? Elle n’eut pas temps de lui poser la question mais Ulli fit une remarque assez juste, que Jo soutenu d’un petit hochement de tête.

Le chat de Larra se mit à s’étirer, avançant ses pattes vers le professeur. Ni une ni deux, la petite blonde décida de quitter le compartiment pour remettre son chat dans son panier. Jo regarda la Poufsouffle partir avec un air désolé pour elle… Elle avait l’air particulièrement mal à l’aise cette petite. Entre ce prof embarrassé et elle, une drôle d’ambiance s’était installée dans le compartiment. Mais Jo était trop fière pour se rendre compte qu’elle en était en partie responsable.  

« Pour ma part, j’attends beaucoup de votre cours. » Chaque rentrée, Josephine avait attendu avec impatience de découvrir le nouveau professeur de défense et de savoir quel serait le nouveau programme. C’était bien la seule matière qui la motivait à plonger un minimum son nez dans les livres. Et puis elle avait ce doux rêve qui la poursuivait depuis l’année dernière… Devenir Auror. « J’espère qu’il y aura un peu d’action ! Une année on a eu un prof tellement ennuyant, il nous bassinait avec sa théorie… Je crois qu’on n’a pas touché à nos baguettes de l’année… » Un cauchemar pour Jo qui n’était pas capable de se concentrer plus de trente secondes quand un professeur récitait son cours. Elle guetta la réaction de Gomèz, quel genre de professeur était-il ?

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Marcelo Gomèz
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MessageSujet: Re: Welcome aboard {Libre   Lun 28 Mai - 11:58

Sa réponse avait été succincte et dépouillé de tout détail, au point où il craignit quelques instants qu’on lui réclame plus de précisions. Dumbledore avait été ferme, il était des mots qu’il ne devait prononcer en présence des élèves et aucun d’eux ne devait connaître les réelles intentions qu’avait eu le directeur en faisant appel à lui. Une précaution que Marcelo comprenait puisqu’il n’était pas question d’échauffer un peu plus les esprits à propos de ces caves maudites, au centre de tous les échanges depuis trois ans. C’était pour elles qu’il avait dû faire le déplacement, par leurs fautes qu’il avait été envisagé pour ce poste, lui, le désanchanteur de magie noire. On s’inquiétait dans le château, car si on ne comptait que quelques blessés légers, des élèves imprudents et curieux qui s’était approché d’un peu trop prêt des glaces, Merlin seul savait quels secrets dissimulaient les suivantes. Il avait donc été dépêché pour éviter toutes sortes d’incidents, désamorcer les possibles pièges et mettre sous un scellé les hypothétiques objets ensorcelés. Sa mission dans le château restait vague, les indications du directeur étaient confuses mais le fait qu’il soit si concerné par cette affaire avait convaincu Marcelo d’accepter son offre.

Mais ses futurs élèves étaient moins intéressés par son curriculum vitae que par sa manière de donner cours. Lui, c’était le sournois petit chaton à ses côtés qui était au centre de ses préoccupations. L’innocent animal étirait déjà ses pattes et comme s’il avait parfaitement conscience de ce qu’il était en train de faire – Marcelo avait toujours suspecté que ces petites bêtes devinaient son malaise – il effleura son bras par pure provocation. Il n’en suffit pas plus pour que sa propriétaire se lève d’un bond et quitte le compartiment l’air embarrassé. Il n’eut même pas le temps de la rattraper, la timide élève s’était engagée vers le couloir et il se sentit coupable de l’avoir indirectement précipité vers la sortie. Mais ce fut un nom, projeté avec violence qui le troubla lorsqu’elle ouvrit la porte. Travers. Il s’agissait certainement du jeune couple qui s’était éloigné plus tôt et qui se disputait maintenant – même à travers la cloison, on entendait une sorte de brouhaha sourd, le ton montait - mais la simple évocation de ce nom le glaça. Il ne sut trop de quoi il était question, mais la simple évocation de cette famille faisait raisonner bien trop de choses en lui. Alors que la porte se refermait sur la petite blonde de cinquième année, Marcelo racla sa gorge en réajustant sa veste, se replaçant droit sur la banquette qu’il occupait et tachant de se concentrer sur Josephine et son camarade.

Tout deux semblaient déçus par les méthodes d’un de ses prédécesseurs et il s’inquiéta à nouveau des siennes qui ne feraient certainement pas, elles non plus, l’unanimité. Une idée le traversa alors, il en avait presque voulu plus tôt à Dumbledore de l’avoir piégé en l’invitant à emprunter le Poudlard express sans plus de précisions, maintenant, Marcelo suspectait qu’il l’eut fait dans le but qu’il échange avec ses futurs élèves et connaissent leurs attentes avant de commencer ses cours. Cela l’aida presque à se détendre et il préféra s’en tenir à cette hypothèse. « Je ne peux pas vous promettre que vous ne vous ennuierez jamais, quelques chapitres sont particulièrement complexes dans vos programmes, mais non moins intéressants soyez en sûr. » Ajouta-t-il précipitamment. « Mais si la théorie à une place fondamentale, la pratique est tout aussi indispensable. Nous voulons tous passer à autre chose et on s’est dépêché de clore un chapitre de notre histoire. Peut-être mes prédécesseurs avaient ils quelques réserves à l’idée de rouvrir ce livre, eux qui veulent croire que la paix est acquise. Je n’émets aucun jugement là-dessus, ce n’est d’ailleurs qu’une hypothèse pour justifier que vous ayez si peu manipulé votre baguette. » Marquant une courte pause, le professeur racla sa gorge en frottant ses mains l’une contre l’autre. Le monde sorcier s’était en effet dépêché d’effacer les vestiges d’une période sombre qui avait marqué durement leur histoire. Si désireux de croire le combat gagné, il trouvait la plupart des sorciers trop naïfs et n’était pas de ceux qui pensait qu’on avançait en ignorant le chemin par lequel on était passé. Ce n’était certainement pas en omettant de parler de magie noire aux plus jeunes qu’on allait la détruire, au contraire, il était dangereux que le sujet puisse devenir tabou.

Tout d’un coup curieux, il plongea sa main dans sa poche et en extrait un petit miroir qu’il présenta à ses futurs élèves. D’apparen ce, il ne payait pas de mines. « Vous a-t-on déjà montré ce genre d’objet ? Je vous laisse l’observer, si vous voulez. » Accompagnant sa parole par un petit geste de la main, pour que l’un ou l’autre n’hésite pas à y regarder de plus près, Marcelo s’inquiéta qu’on ait pu édulcorer leurs cours, parler de choses vagues sans jamais leur offrir de vraies bases qui pourraient leur permettre de se défendre, en cas de problèmes.

_________________

Marcelo Gomèz Yo adivino el parpadeo de las luces que a lo lejos, van marcando mi retorno.


Dernière édition par Marcelo Gomèz le Lun 28 Mai - 15:50, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Welcome aboard {Libre   Lun 28 Mai - 12:46


welcome aboard
libre

« You can't go through life trying not to get hurt. »
Comment s’était-elle débrouillée pour accumuler autant de malaise en si peu de temps ? Elle a toujours été maladroite, mais là, elle avait atteint des sommets et évidemment, c’était en compagnie de personnes qui n’étaient pas forcément celles qu’elle portait le plus haut dans son cœur. Elle avait donc quitté le compartiment où se trouvait le professeur, Josephine et Ulli, non seulement parce qu’elle ne pouvait laisser Citrouille prendre ses aises de cette manière au point de créer davantage de problèmes mais également parce qu’il lui avait fallu une excuse pour prendre un peu l’air. Elle n’avait pas envie de se mettre subitement à craquer. Lorsqu’elle arriva enfin au compartiment où elle avait laissé ses affaires, elle put rapidement se rendre compte que toutes ses affaires avaient été jetées dans le couloir, provoquant l’énervement de certains sorciers qui voulaient passer. Encore une fois, elle posait problème. Elle se dirigea rapidement vers ses affaires, remarquant qu’un petit groupe de Serdaigle avait décidé d’élire domicile là où elle s’était installée. Elle enferma tout d’abord Citrouille dans son panier pour éviter les problèmes et elle referma sa valise qui s’était ouverte lorsqu’elle avait été jetée, probablement. Elle espérait que rien ne manquait mais elle n’avait pas le temps de s’en inquiéter. Il lui fallait trouver une place rapidement.

Elle se remit une nouvelle fois à parcourir le wagon et il n’y avait aucun compartiment de libre ou dans lequel se trouvait quelqu’un qu’elle connaissait. Où étaient-ils tous ? Elle était toute encombrée avec ses affaires sous les bras alors que le train avait déjà démarré depuis un bon moment. Elle arriva au niveau du couple qui s’était disputé un peu plus tôt, ils avaient été rejoints par une chevelure rousse qui était familière à la Poufsouffle. Elle en connaissait deux à Serpentard mais celle-ci, c’était la préfète, celle qui lui avait un peu sauvé la mise il y a quelques temps. Larra lui adressa un sourire, contente de voir enfin un visage rassurant.

« Salut Adrienne ! Contente de te voir. »

Malgré tout, Larra continua son chemin, ne voulant pas déranger. Elle repassa devant le compartiment qu’elle avait quitté un peu plus tôt. L’inscription qui était là depuis un moment semblait avoir disparu. Cette rentrée était-elle synonyme de changement ? Elle s’apprêtait à continuer son chemin mais remarqua que sa place était toujours libre. Elle ne voulait pas continuer à traverser tout le Poudlard Express avec ses valises et son chat sous le bras, c’était le meilleur moyen d’encore plus se faire remarquer et d’avoir des problèmes durant toute l’année scolaire. Elle ne voulait pas que quoique ce soit interfère avec sa réussite aux BUSEs. Elle fit donc quelques pas en arrière et rouvrit la porte du compartiment. Elle prendrait sur elle en restant avec Ulli et Josephine. Après tout, elle n’avait jamais vraiment rien eu contre eux, c’était plutôt eux qui avaient du mal à supporter la Poufsouffle, du moins c’est le sentiment qu’elle avait.

« Désolée, c’est encore moi… Il semblerait que j’ai été délogée et je ne trouve de la place nulle part. Est-ce que je peux revenir ? Je laisserai mon chat loin de vous professeur, c’est promis. »

Elle avait tout fait pour emmener Citrouille loin du professeur pour finalement revenir au point de départ. Après tout, si elle n’était pas partie elle n’aurait pas réalisé que ses affaires trainaient dans les couloirs et on l’aurait peut-être sanctionnée ou pire, on aurait pu lui voler des livres ou sa baguette. Le professeur, à ce moment-là, venait de sortir un petit miroir et le montra à la petite assemblée. Larra arqua un sourcil, elle ne voyait pas ce qu’il cherchait à montrer. Elle ne voulait pas dire de bêtises, surtout pas devant Ulli alors elle haussa simplement les épaules.
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Ulli Talbot
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MessageSujet: Re: Welcome aboard {Libre   Mar 29 Mai - 18:25

Je m'en fichais un peu comme de ma première couche des élans de colère que pouvait avoir Joséphine. Ce n'était qu'une inscription et puis elle retrouvait ses petits copains à Poudlard. De toute manière, ils étaient même pas passé par ici. A part Myron mais bon, son existence était tellement barbante que finalement, il était bien loin du compartiment. C'était seulement dommage qu'au passage il ait emmené Lyra avec lui. La Serpentarde devrait sérieusement arrêter de vouloir lui courir après, vu l'étant dans lequel elle se mettait à cause de lui. Ses histoires d'amours ne me regardais pas cela dit et je me gardais bien de lui faire mes commentaires à ce sujet. Je savais qu'elle le prendrait mal de toute façon. Les filles c'était compliqués et j'avais cessé de chercher à les comprendre. Il y avait heureusement pas que des idiotes comme Larra. Celle là était vraiment bête comme ses pieds. Plutôt que de repartir tout de suite pour éloigner le chat du professeur qui en était allergique, mademoiselle avait plutôt décider de s'asseoir à côté de lui. Non mais sérieusement, c'était la maison des crétins chez les blaireaux ? Peut être bien que oui parce que quand je songeais à l'autre Tibus...Ce n'était en tout les cas pas moi qui allait retenir Larra. Pour la santé du professeur.
J'avais répondu à la question de ce dernier, rajoutant ensuite ce que j'espérais de lui. Autrement dit, ces prédécesseurs n'avaient pas vraiment été à la hauteur de mes attentes. Je ne pouvais qu'approuver les paroles de Joséphine, en me rappelant de cette fameuse personne dont elle parlait. Les cours les plus ennuyant de ma vie et je m'étais bien retenu de leur mettre hors service pour avoir un remplaçant. Je ne savais pas vraiment quoi penser de celui qui était face de moi. L'impression n'était pas vraiment des plus formidables mais ça ne voulait - parfois - rien dire. Il suffisait de me regardez. Avec ma petite taille et ma bouille ronde, on penserait que j'étais du genre tout mignon alors que pas du tout. Je pouvais au moins reconnaître à ce professeur qu'il savait se défendre.

- Je comprend ce que vous voulez dire

Mais pour moi ce n'était pas en nous mettant les mains devant les yeux que ça empêcherait un deuxième Voldemort d'arriver. Le professeur avait l'air d'être d'accord sur ce fait et c'était tant mieux. Larra était revenu alors que l'homme à lunettes était en train de sortir quelque chose. La Poufsouffle avait réussi à se faire voler sa place. Résultat : le chat était de retour. Je la fixais du regard quelques secondes. Elle était stupide ou elle le faisait exprès ? Je reportais ensuite mon attention sur l'objet. Un miroir. Ca ne devait pas être juste celui dans lequel on se regardait. Ni le miroir du Risèd. Il restait donc trois possibilités. Vu qu'il était professeur de DCFM et de ce que j'avais lu dans les bouquins, j'optais pour un.

- Est ce que c'est une Glace à l'Ennemi ?

Demandais je en haussant les sourcils. Pourquoi est ce qu'il avait ça dans sa poche ?
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