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 Au delà de nos différences | Joséphine

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Lyra Selwyn
7ème année
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MessageSujet: Au delà de nos différences | Joséphine   Jeu 7 Juin - 0:05




Au delà de nos différences

Lyra & Joséphine

uc.

J’avais toujours aimé les cours de Sortilèges. Il réclamait moins de théorie que les autres. Au bout du compte, au-delà de savoir comment et pourquoi un sortilège fonctionnait, le plus important c’était que ça marche. C’était pareil avec les Informulés. J’aimais sentir le lien entre la magie, mon esprit et ma baguette. La sentir couler le long de mes doigts et se canaliser dans ce morceau de bois qui était devenu une véritable extension de moi-même. Oui, il n’y avait rien de meilleur au monde. Je n’avais jamais imaginé ma vie sans magie. En vérité, j’en étais tout bonnement incapable.  Et puis, c’était le dernier cours qu’il me restait où je pouvais me servir de ma baguette.

Pourtant, ce qui aurait du être le point culminant de ma semaine avait un point noir non négligeable. Et celui-ci portait le doux nom de Camille Rosier. En cette première semaine de cours, nous avions révisé les sortilèges appris l’année dernière. Une façon subtile de nous remettre en selle en cette année d’Aspic. Pendant les premiers ‘épisodes’ de sortilèges manqués ou mal dirigés qui avaient eu lieu ces dernières années, j’avais laissé le bénéfice du doute à ma camarade de dortoir. Le doute s’était transformé en suspicion en entendant certains de ses propos dits juste assez fort pour que je les entende. Et les dérapages avaient continué si bien que le doute n’était plus possible. Camille profitait des cours pour me mener la vie dure. Si j’avais au départ tenté de lui dire d’arrêter. Ses faux airs innocents avaient convaincu Flitwick mais avaient eu le don de m’énerver. Il n’y avait cependant rien que je puisse faire aussi je me contentais depuis un an maintenant de l’ignorer autant que possible et de faire semblant de ne pas sentir ses sorts. Je ne comptais plus le nombre de bleus que j’avais eu sur le corps à cause d’elle. Je maitrisais à présent pleinement le sort Episkey. Question de pratique.

Sauf que là, elle avait fait fort. Elle avait carrément mis le feu à mon uniforme. Flitwick avait du me lancer un contresort pour arrêter les flammes. C’était la fin du cours et il m’avait demandé si tout allait bien. Sur le coup, avec l’adrénaline, j’avais répondu que oui. Il m’avait tout de même conseillé de passer voir Madame Pomfresh à l’infirmerie. Seulement voilà, je détestais cet endroit. Trop de mauvais souvenirs y étaient associés. J’étais en route vers la grande salle lorsque la douleur cuisante s’était manifestée. J’estimais la douleur à 5 ou 6. Mes crises respiratoires étant un 9.

Un petit détour aux toilettes les plus proches s’imposait afin de constater les dégâts. J’avais un trou immense dans mon uniforme que mon écharpe couvrait à peine. Camille avait touché mon épaule et, par je ne sais quel miracle inexplicable, les flammes n’avaient pas touché mes cheveux, ramassés aujourd’hui dans un chignon compliqué.

Poussant rapidement la porte des toilettes, je me plaçais devant un lavabo avant de dénouer ma cravate et de déboutonner mon chemisier. Avec des gestes prudents, je le faisais glisser non sans laisser échapper un petit grognement de douleur. En règle générale, il n’y avait personne à cet étage à cette heure de la journée. J’y venais souvent pour admirer les blessures de guerre que me laissait la Queen Bee-tch de ma maison. La brulure était rouge et la peau à vif. J’avais dû être brûlée à plus de degré que ce que j’avais pensé. Et plus je regardais la plaie et plus la douleur s’intensifiait. A croire que le cerveau ignorait plus facilement ce qu’il ne voyait pas. Je me penchais vers mon sac de façon à attraper ma baguette et l’un des baumes cicatrisants de ma mère que je trimbalais toujours partout. On m’avait inculqué très jeune à être une vraie pharmacie sur pattes.

Alors que je me contorsionnais de façon à avoir le bon angle pour me lancer un Episkey, le grincement d’une porte raisonna dans les toilettes et voilà que je me retrouvais dans une posture pour le moins gênante face à l’une des meilleurs amis de Myron. Avouez qu’on pouvait trouver gênant de se retrouver avec un public alors qu’on est en jupe et soutien-gorge lacé noir, le bras en l’air et la baguette prêt à l’action. Si je n’avais pas autant mal, j’aurais presque pu en rire. Au lieu de ça, je fixais tout simplement le reflet de Joséphine dans la glace, les lèvres entrouvertes et les yeux écarquillés. Je n’avais pas vraiment envie d’avoir à lui expliquer la situation.
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Josephine Gray
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MessageSujet: Re: Au delà de nos différences | Joséphine   Lun 11 Juin - 2:43

Ce début d’année était loin d’être de la rigolade et chaque jour, Josephine le constatait un peu mieux. Le bras tendu, sa baguette bien droite, elle retentait encore et encore le sortilège d’apparition d’oiseaux sous le regard sévère du Professeur McGonagall. Pour le moment, elle n’avait réussi qu’à faire apparaître que quelques plumes et une patte, ce qu’elle avait trouvé particulièrement dégoûtant. Jo n’était plus très sûre de ce qu’elle faisait, elle était si fatiguée. Chaque soir, elle revenait de sa journée de cours avec une pile de devoirs à rendre un peu plus haute et se couchait à pas d’heure pour les finir. Les nuits étaient de plus en plus courtes si bien que Jo passait ses matinées à dormir debout. « Concentrez-vous un peu Mademoiselle Gray. » La sermonna McGonagall qui voyait absolument tout.

Jo refaisait le même mouvement encore et encore, mais elle n'en sortait que des plumes. Elle qui adorait le cours de Métamorphose et qui avait toujours été assez douée, ça l’embêtait de ne pas réussir à avoir le résultat attendu. Et si elle avait perdu le truc ? Après tout, et à sa grande déception, elle n’avait obtenu qu’un Effort exceptionnel à ses BUSES. McGonagall lui avait d’ailleurs fait remarquer à la rentrée qu’elle aurait attendu mieux de la part de Josephine. Cette dernière mettait ça sur le dos du cours de potions, sur lequel elle s’était tellement donnée à fond que finalement elle avait laissé de côté les autres matières durant les révisions.

Mais Jo était une grande acharnée, et en plus elle était bornée. Elle plissa les yeux, concentra ses pensées sur sa baguette, le lien magique qui liait son cerveau à ce bout de bois et… Pouf, il apparut. Elle regarda avec une certaine fascination le fruit de sa détermination. Un petit oiseau voletait faiblement à quelques mètres de sa tête, il semblait un peu faiblard mais il avait le mérite d’exister. Toute fière, Jo donna des coups de coude à Robin, assit à côté d’elle, pour lui montrer le résultat, mais la voix de son enseignante, qui avait toujours un œil sur elle, coupa court à son élan d’excitation : « Du calme Josephine ! »
Elle ne se fit pas prier et retourna à son petit oiseau. McGonagall était bien une des rares professeurs à savoir maîtriser Josephine. Peut-être parce que celle-ci avait bien trop de respect pour sa directrice de maison et qu’elle ne voulait surtout pas la décevoir. Sous son œil satisfait, Jo s’affaira donc à refaire l’exercice pour se perfectionner. Elle avait chopé le truc, ses oiseaux étaient de plus en plus beaux… Mais bizarrement ils avaient tous l’air d’avoir un petit souci.

Le cri de Jo fit tourner toutes les têtes dans la classe. Sa petite horde d’oiseaux s’était attaquée à elle et lui picoraient les cheveux et le visage. McGonagall intervint assez rapidement et bientôt les volatiles disparurent, alors que la Gryffondor continuait à gesticuler dans tous les sens pour leur échapper, la tête dans les bras. Elle eut un peu honte quand elle comprit que tout le monde avait observé la scène. Elle qui aimait se donner des airs de dure à cuire, c’était raté pour aujourd’hui. Jo resta un moment tétanisée, partagée entre l’énervement et l’embarras. Ses cheveux étaient ébouriffés dans tous les sens et sa joue saignait à cause d'une coupure faite par un coup de bec. « Allez donc faire un tour pour vous remettre de vos émotions et vous soigner, je pense que vous vous êtes assez donnée pour aujourd’hui… » Soulagée, Josephine remercia son professeur et quitta la pièce sans plus tarder, après avoir lancé un regard mauvais aux quelques camarades qui avait un sourire hilare aux lèvres.

Elle s’enfonça dans le couloir en direction des toilettes des filles pour aller soigner sa joue et se recoiffer, mais lorsqu’elle ouvrit la porte, elle comprit qu’elle aurait de la compagnie.
Lyra Selwyn en sous-vêtements. Avait-elle bien vu ? Josephine resta quelques secondes à la fixer, assez perplexe devant le spectacle de la Serpentard en petite tenue. Elle n’avait qu’une envie : courir retrouver Myron pour lui raconter ce qu’elle venait de voir. Mais bon, là maintenant, il fallait qu’elle dise quelque chose.
« Tiens, toujours dans les parages toi... » Elle avait tellement l’habitude de l’avoir souvent dans les pattes depuis que cette drôle relation la liait à Myron… Josephine avait l’impression d'être confrontée à sa compagnie un peu trop souvent à son goût. Pourtant, il était assez rare qu’elles ne se retrouvent rien que toutes les deux. Les yeux rivés sur le soutien-gorge de Lyra, elle poursuivit : « C’est plutôt joli ton petit truc là… » Dit-elle d’un ton pas très certain de ce qu’elle faisait.

Elle s’avança vers les lavabos, se plaçant à côté de la Serpentard. Elle n’avait pas fait gaffe en arrivant mais celle-ci était en train d’appliquer une pommade sur une son épaule qui semblait blessée. Ses sourcils se froncèrent tandis qu’elle l’examinait à travers le miroir. Inexplicablement, voir Lyra dans cet état la fâchait. « Permets-moi de te poser une question : tu t’es fait ça toute seule ou on va devoir foutre la raclée à quelqu’un en particulier ? » Elle lança ça d’un ton très sec mais très sérieux. C’était un langage vulgaire qui lui était d’ailleurs assez inhabituel. Mais voilà, elle était énervée, Lyra n’était pas n’importe qui pour Myron, et par extension, elle n'était donc pas n'importe qui pour Josephine.

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Dernière édition par Josephine Gray le Ven 5 Oct - 14:04, édité 1 fois
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Lyra Selwyn
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MessageSujet: Re: Au delà de nos différences | Joséphine   Lun 11 Juin - 23:02




Au delà de nos différences

Lyra & Joséphine

We go on and on about our differences. But, you know, our differences are less important than our similarities.

Si on m’avait dit un jour que je me retrouverais en soutien-gorge devant Joséphine Gray, je serais partie dans un grand rire tellement j’aurais trouvé cela ridicule. Et ridicule, la situation l’était. De toutes les personnes que j’aurais pu croiser dans cette fâcheuse situation, il avait fallu que cela tombe sur elle. Ce n’était pas une question de pudeur. Pour dire la vérité, je n’avais jamais été particulièrement pudique. C’était sans doute du au fait d’avoir passé une bonne partie de mon enfance torse nu dans le salon des Blackwood tandis que la mère de Flynn m’examinait. Une chance pour mes parents et leur goût du secret que la meilleure amie de ma mère ait été médicomage. Le fait de cohabiter une bonne partie de l’année avec 4 autres filles dans ma chambre ne favorisait pas la pudeur non plus. Alors franchement, ce n’était pas le fait d’être en soutien-gorge devant une autre personne que je trouvais gênant. C’était surtout de l’être en plein milieu de la journée et alors que je me contorsionnais devant la glace. Ça, allié au fait qu’elle allait sans doute tout répéter à Myron alors que cela faisait presque deux ans maintenant que j’arrivais à masquer au maximum la détérioration de mes relations avec une bonne partie de ma maison. La situation devait perturber Joséphine au moins autant que moi car elle était restée étonnamment silencieuse avant de lancer les hostilités. J’accueillais sa répartie avec un sourire en coin. J’avais beau savoir que je l’agaçais souvent (la réciproque était d’ailleurs vraie, après tout, elle passait son temps avec Myron) au fond, moi je l’aimais bien. Enfin, j’avais du respect pour ce petit bout de femme même si je ne l’admettrais jamais à voix haute.

« J’en ai autant à ton service tu sais. »

Je réalisais sur le coup que c’était peut-être bien la première fois qu’on se retrouvait seules toutes les deux. Sans Myron dans les parages. J’avais beau me creuser la tête pour essayer de savoir quand je m’étais retrouvée en tête à tête avec Joséphine pour la dernière fois, rien ne me venait en tête. C’était presque surprenant vu le nombre de fois où on était amenées à se croiser. Mais bon, il est vrai que Myron avait tendance à éclipser tous les autres lorsque je l’avais dans mon champ de vision.  Alors la demoiselle Gray reprenait la parole, je m’apercevais qu’elle avait le regard braqué sur ma poitrine ou, plus exactement, sur mes sous-vêtements. C’était… un peu bizarre mais soit. Je baissais donc les yeux sur mon soutien-gorge avant de commenter.

« Oh ? Oui. Je l’ai trouvé dans une boutique à Londres pendant les vacances. Ils avaient de vraies merveilles. Transplaner, ça ouvre vraiment de nouveau horizons ! »

J’avais d’ailleurs claqué une bonne partie de ce que ma mère m’avait donné en rémunération de mon aide dans la collecte de plantes pour ses onguents et ses crèmes. J’y passais une bonne partie de mes étés. Ma famille n’était pas riche comme les Malefoy et les Rosier. Pas pauvres non plus, mais mon père aimait faire croire que notre niveau de vie était meilleur que ce qu’il n’était. Et notre manoir coutait une fortune en charges. Il travaillait donc énormément et ma mère vendait toute une gamme de produits de soin et de beauté sous un pseudonyme. Le paraître selon les Selwyn en somme. Papa serait tout bonnement catastrophé de savoir dans quoi j’avais dépensé mon argent surtout que personne à part moi n’était d’après lui sensé les voir.

J’avais pensé que mon babillage parviendrait à déconcentrer suffisamment Joséphine pour que je me décale et qu’elle ne voit pas ma blessure mais, évidemment, les choses ne s’étaient pas passées comme ça. Je le sus dès que ses sourcils se froncèrent et un éclair de panique traversa mon regard. Je sentais ce qui allait venir et je savais que je ne pourrais pas mentir. Je savais cacher des choses et biaiser, J’étais douée pour le mensonge par omission mais face à une question directe, il ne me restait que le mutisme ou la vérité. Joséphine était trop butée pour se contenter d’un silence. Je n’avais plus qu’à essayer de minimiser la chose.

« Juste un petit incident pendant le cours de Sortilèges. Un incendio qui a dévié. »

Je grimaçais en finissant d’appliquer le baume. Non seulement parce que cela faisait un mal de chien mais surtout parce que même à mes propres oreilles, mon explication ne semblait pas convaincante. Je soupirais avant de lancer un episkey informulé avec des gestes qui démontraient un peu trop d’habitude pour être honnêtes. Combiné au baume de ma mère, je ne devrais pas garder de cicatrice. Je me retournais ensuite vers Joséphine, la belle assurance que j’affichais en générale semblait très loin maintenant.

« C’est rien, pas la peine de mettre une raclée à qui que ce soit ni d’en parler à Myron, d’ailleurs. Vraiment. »

Il était maintenant temps d’essayer de changer de sujet. Avisant la coupure sur la joue de la Gryffondor, je lui tendais le baume cicatrisant de ma mère.

« Tu devrais mettre ça sur ta joue. Tu es plutôt jolie donc ce serait dommage de garder une cicatrice. »

Avec tout ça, j’en avais oublié dans quelle tenue je me trouvais.
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Josephine Gray
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MessageSujet: Re: Au delà de nos différences | Joséphine   Sam 23 Juin - 23:36

La situation était un peu extraordinaire, Josephine ne s’était jamais retrouvée seule à seule avec Lyra, et encore moins alors que celle-ci se trouvait en soutien-gorge. Cette dernière n’avait pas l’air spécialement pudique et Jo avait l’habitude de voir ses camarades en sous-vêtements. Entre son dortoir et les vestiaires de Quidditch, au fil des années, Josephine avait appris que l’intimité n’existait pas vraiment à Poudlard. Pourtant, elle ne savait pas bien pourquoi, mais ça la gênait un peu de voir Lyra en tenue légère… Peut-être parce qu’elle lui semblait tellement féminine par rapport à elle ? Avec son soutien-gorge noir, un peu sexy… Tout cela, c’était quelque chose d’inconnu pour Jo qui ne se sentait pas très concernée par le sujet lingerie. Habituellement, c’était sa mère qui se chargeait de choisir ses soutifs et une mère comme la sienne prenait soin à ne prendre rien de trop sexy. Pas de dentelles ni de push up pour Josephine, de simples soutifs aux coloris pastel et seul petite exigence de la demoiselle, toujours sans armatures, qu’elle jugeait trop gênantes pour le Quidditch. Cela grattait ces trucs-là, non ? Lyra à côté semblait être une véritable petite femme, et Jo ne pouvait sortir de son esprit qu’elle obsédait son ami Myron qui devait sans doute la trouver attirante… Alors c’était ça être séduisante ?
Elle garda bien entendu toutes ces réflexions pour elle-même tandis que Lyra lui expliquait où elle avait acheté sa lingerie. Jo avait également l’habitude de faire les boutiques à Londres avec sa mère, mais elles s’y rendaient en avion et quand bien même Josephine saurait transplaner, sa moldue de mère l’obligerait de l’accompagner par voie non-magique.

En tout cas, Lyra pouvait faire sa belle avec son joli soutif, la Gryffondor ne croyait pas un mot à son histoire. Un incendio qui avait dévié ? Depuis quand les élèves de 7ème année étaient-ils mauvais au point de foutre le feu par accident à leur camarade ? Jo regarda Lyra en plissant les yeux. Malheureusement, elle ne la connaissait pas assez pour insister, mais si elles avaient été plus proches, Jo n’aurait pas abandonné aussi rapidement.
Elle observa son visage dans le miroir tout en se recoiffant, sa blessure saignait encore mais ne l’inquiétait pas plus que ça. Lyra en revanche semblait considéré qu’il fallait s’en occuper pour ne pas abîmer son visage. Elle, jolie ? Josephine regarda son reflet, sa mâchoire carrée, l’héritage des Gray, et ses grands yeux bleus qu’elle devait aux Rosier. On ne lui disait pas souvent qu’elle était jolie, sa mère préférait souligner qu’elle ne prenait pas assez soin d’elle, qu’elle n’était pas assez élégante. « Tu crois ? » Dit-elle en observant le baume que lui proposait Lyra. « Moi j’aime bien, ça me donne un petit côté guerrière. » Josephine avait toujours bien aimé arborée avec fierté les blessures qu’elle se faisait au Quidditch, une égratignure au menton, un bleu sur le bras… Elle avait l’impression que par leur biais elle prouvait qu’elle avait beau avoir l’air d’une brindille, c’était en vérité une femme forte qui n’avait peur de rien. Mais la blessure que lui avait fait l’oiseau était un peu profonde que d’habitude, et effectivement elle risquait de laisser des traces un petit moment… Et puis de toute façon, l’histoire de cette cicatrice n’aurait pas été une anecdote dont elle aurait pu se vanter, alors autant l’effacer. Elle s’observa une dernière fois, haussa les épaules et s’empara du baume qu’elle appliqua sur sa joue.

« Tu t’entends bien avec tes camarades Serpentards ? » Dit-elle tout en se malaxant la joue avec la crème. « Je veux dire… Tu as l’air très différente d’eux, ça ne doit pas être tous les jours facile pour toi, non ? » Quand bien même Josephine avait toujours préféré ranger bien sagement Lyra dans la case Serpentard sang-pur, elle mesurait aujourd’hui que cette dernière était très différente du cliché auquel elle l’avait toujours associée. Lyra était étonnamment sociable, ouverte et même attachante… En somme, tout ce que Josephine n’aurait jamais cru trouver chez une Serpentard. Lui poser cette question, c’était déjà une manière pour elle de reconnaître enfin qu’elle ne jugeait pas Lyra aussi sévèrement qu’on pouvait le croire, mais cela lui permettait aussi de résoudre une petite question qui la tracassait : qui lui voulait du mal ?

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Dernière édition par Josephine Gray le Dim 30 Sep - 18:37, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Au delà de nos différences | Joséphine   Dim 24 Juin - 14:07




Au delà de nos différences

Lyra & Joséphine

uc.

Et dire que je me retrouvais à discuter lingerie avec la meilleure amie de Myron. Enfin discuter… c’était surtout moi qui parlait. La rouge et or essayant de masquer sa gêne. Etant donné que ses meilleurs amis étaient tous des garçons, ce n’était sans doute pas le genre de sujet qu’elle abordait tous les jours. Enfin je l’espérais tout du moins. Imaginer Myron parler armatures, dentelles et balconnets serait assez surréaliste. Encore qu’il en était bien capable… Je n’étais jamais au bout de mes surprises avec lui. Je n’imaginais pas Joséphine comme cachant de la dentelle ou des tissus arachnéens sous ses uniformes. Elle avait toujours eu ce petit côté un peu guindé malgré soit qu’on la plupart des enfants de bonne famille. C’était sans doute pareil du côté moldu. J’en savais en fait assez peu sur le monde moldu sorti des cours que j’avais suivi en option pendant deux ans. Et encore, sorti de l’utilisation théorique d’un téléviseur et d’un grille-pain, je n’en avais pas retenu grand-chose. Le reste, je l’avais appris lors de mes passages chez les Blackwood ou de la bouche de Myron.

L’apparence, c’était le fonds de commerce de ma mère. Elle vendait ses crèmes, potions et onguent à l’élite sorcière à des prix exorbitants. Il fallait donc qu’elle soit la vitrine parfaite de son commerce. Et elle l’était. Alors qu’elle avait la quarantaine bien passée, on lui donnerait facilement vingt-cinq ans. Toujours parfaitement apprêtée jusqu’au bout des ongles, elle avait toujours mis un point d’honneur à ce que nous n’apparaissions jamais négligées. Moi plus encore que Lysandra car personne ne devait suspecter mes problèmes de santé. Je suppose que c’est d’elle que je tiens mon goût immodéré pour les dessous en tout genre. Avec trois filles à la maison, j’ose à peine imaginer la montagne de dentelle que Plum a dû avoir à laver au fil des années. Pauvre petit elfe, il avait bien du mérite.

En tout cas, Joséphine n’avait pas gobé un seul instant mon histoire de sort dévié. J’avais déjà été plus douée que ça pour biaiser et détourner la conversation. Après tout, ça faisait bientôt deux ans maintenant que je subissais le courroux de certains membres de ma maison. J’avais réussi à ce que Myron ne l’apprenne pas. Un exploit en soit. Enfin, le fait que cela se passe le plus souvent entre les murs de notre salle commune aidait beaucoup. Mon petit rouge et or ne côtoyait pas vraiment mes semblables. Pas assez en tout cas pour qu’on lui expose mes petits soucis. Comme la sorcière ne disait rien j’espérais qu’elle ne se sentait pas assez concernée pour y revenir plus tard.

Il valait de toute façon mieux s’occuper de son visage. La jeune Gray ne semblait pas réellement craindre de garder une marque sur le visage. A sa place, j’aurais été bien plus embêtée. Les cicatrices n’étant définitivement pas ma tasse de thé. Les tatouages, oui. J’envisageais d’ailleurs d’en faire un sur mon flanc droit à ma sortie de Poudlard. Mais les cicatrices…. Brr. Non merci.

« Pas besoin de cicatrices, tout le monde sait déjà que malgré les apparences tu es une vraie guerrière. Je ne devrais sans doute pas le dire mais sur un balai, tu fais peur à certains membres de ma maison tu sais ? »

Je lui adressais un sourire sincère. En fait, prise à part, Joséphine était beaucoup plus sympathique que je ne le croyais jusque là. C’était une fille fière et forte, qui savait qui elle était et ce qu’elle valait. C’était plutôt rare, surtout à seize ans. Je ne sais pas si mes arguments avaient fait mouche mais en tout cas, la rouge et or fini par se saisir du flacon de baume pour en appliquer généreusement sur sa joue. Sa répartie suivante me fit légèrement écarquiller les lèvres. Je ne m’y attendais pas et n’avait pas préparé de riposte. En plus, c’était bien la première fois qu’elle montrait ne pas m’associer à la réputation exécrable de ma maison parmi les Gryffondors.

Je baissais les yeux une ou deux secondes, le temps de réfléchir à ce que je pouvais et ne pouvais pas dire. Je n’avais pas envie d’être la cause d’une nouvelle guéguerre entre verts et rouges.

« Disons qu’on n’est pas toujours tous sur la même longueur d’onde. J’ai quelques un de mes amis proches dans ma maison comme Adrienne. Mais je perturbe beaucoup les autres. Les premières années, ils trouvaient étrange que mes amis soient pour la plupart dans d’autres maisons. Certains me rappelaient que je devais tenir mon rang mais c’était plus condescendant que méchant. Ensuite… »

Je soupirais avant de reprendre, entre le contrecoup de mon agression et ma fatigue générale face à la situation, je sentais que les mots s’échappaient presque malgré moi.

« Chez les Serpentards… c’est difficile de sortir du moule. Notre truc c’est l’ambition et la ruse. Ce ne sont pas de mauvaises qualités en soit. Mais le problème, c’est ce qui va souvent avec. L’individualisme, le fait de se calquer sur les plus puissants et mal supporter les autres opinions. Le concept de hiérarchie aussi. Souvent, si quelqu’un ‘d’important’ te prend en grippe, les autres s’adaptent pour être dans ses bonnes grâces. Felix intervient pour calmer le jeu la plupart du temps mais il n’est pas toujours là. »

En fait, être sang pur c’était comme partir avec un Golden Ticket dans l’esprit de beaucoup de Serpentard. Le fait que j’ai plus ou moins mis le mien au feu en me rapprochant de nés moldus et de sangs mêlés n’avaient pas plus à ceux qui enviait mon pseudo-statut et encore moins aux autres sang-purs. Personne n’aimait ceux qui secouaient le statuquo.

J’avais réussi à répondre à la question de Joséphine sans dire clairement ce qu’il se passait pour moi, en restant générale. Mon discours ne valait pas seulement pour moi. Il faudrait bien plus de persuasion pour que je parle de ce qui avait pu personnellement m’arriver. Des mesquineries bêtes et ridicules pour la plupart. Reflet d’une éducation et d’une société qui peinait à évoluer. Il le faudrait bien pourtant car le monde était en marche.
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MessageSujet: Re: Au delà de nos différences | Joséphine   Dim 30 Sep - 20:11

Le baume commençait déjà à faire effet. Josephine observait curieusement l’aspect de sa joue, elle n’avait encore jamais pris la peine d’utiliser un produit comme celui-ci. Les produits de beauté magiques lui étaient totalement inconnus et elle ignorait tout de leur efficacité. Il faut dire que sa mère ne jurait que par les cosmétiques moldus, d’autant plus lorsqu’il s’agissait de Dior ou de Guerlain. Son père, lui, n’en avait que faire de son apparence, la seule chose qui l’importait étaient ces grimoires. C’était donc une première pour Jo qui avait un gros manque de connaissances dans ce domaine de la magie. Assez satisfaite du résultat, elle se retint de demander à Lyra d’où elle tenait cette crème. Elle ne voulait tout de même pas faillir à sa réputation. Une future Auror et championne de Quidditch se fichait de son apparence, non ?

En revanche, elle ne put retenir un sourire de satisfaction lorsque Lyra évoqua ces talents sur un balai. Au fond, on lui faisait assez rarement ce genre de remarques. Elle pensait, du moins elle espérait, qu’elle arrivait à se faire respecter sur un balai mais, à Poudlard… Comment vraiment savoir ? Elle n’était pas tout à fait en bons termes avec ses coéquipiers et encore moins avec ses adversaires, alors Josephine recevait rarement ce genre de compliments. Seuls quelques fans de Quidditch s’aventuraient parfois à lui parler de ses techniques de jeu, mais ça n’était pas si fréquent. Avec ce petit compliment, Lyra montait sérieusement dans l’estime de la Gryffondor. Bien qu’en vérité, Lyra se situait clairement au-dessus de la moyenne dans son estime, mais Jo ne l’aurait avoué que sous la contrainte !

En attendant, elle écouta sagement Lyra éviter sa question pour parler de l’ambiance à Serpentard. Pas si inintéressant cela dit, Josephine n’avait encore jamais reçu de témoignages provenant de l’intérieur. Tout ce qu’elle lui raconta ne l’étonna pas vraiment. En fait, ce qui l’interpella, ce fut plutôt le parallèle qu’on pouvait faire avec Gryffondor. « Je vois ce que tu veux dire, à Gryffondor c’est un peu la même chose, il y a quelques leaders pour un troupeau de suiveurs… C’est marrant de voir qu’au fond, malgré nos différences, on a exactement le même système. » Sauf que nous on est tolérants, voulu presque rajouter Josephine, mais elle ne préféra pas mettre de l’huile sur le feu. De toute façon, elle savait que Lyra avait beau être sang-pur, elle respectait les nés moldus. Sinon, pourquoi Myron ?  

Elle évoqua Felix, ce qui fit frissonner Josephine. Son cousin éloigné, en revanche, figurait très bas dans l’estime de la Gray. Elle avait du mal à croire qu’il pouvait avoir un bon rôle à Serpentard. Tout ce qu’elle entrepercerait du Rosier la glaçait. Elle détestait ce cousin qui l’énervait si fort et en même temps la faisait se sentir toute petite et pathétique.
Elle se rappelait le trajet du Poudlard Express à la rentrée, lorsque Felix était venu voir Lyra. « D’ailleurs, tu as l’air bien proche de mon cher cousin. » Dit-elle avec un sourire mi-malicieux mi-dégouté. « J’en connais un à qui cela ne plaît pas. » Elle marqua une pause, son regard croisant celui de Lyra à travers le miroir puis haussa les épaules. « J’imagine que vos deux familles sont très liées. Le petit monde des sang-purs, hein ? » Elle semblait très hautaine en disant cela, mais dans le fond elle comprenait parfaitement. Elle venait d’une famille de nobles moldus, cela fonctionnait exactement de la même façon. A chaque fois qu’elle retournait chez ses parents lors des vacances, elle enchaînait les événements avec les autres familles de nobliaux. Elle supposait que le quotidien des enfants de familles de sang-purs ne devaient pas être bien différent. « J’espère seulement pour toi que ce n’est pas ton promis, il n’a pas l’air très rigolo. » Et ce n’était qu’un euphémisme, disons plutôt qu’il avait l’air ignoble ! Puis passé ce détail, Myron préférerait sans doute mourir que de savoir Lyra avec Felix, et c’était bien là la principale raison pour Josephine de ne pas approuver cette union.

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MessageSujet: Re: Au delà de nos différences | Joséphine   Jeu 18 Oct - 2:01




Au delà de nos différences

Lyra & Joséphine

uc.

J'avais souvent pris Joséphine pour une ennemie. Sa proximité avec Myron m'avait un temps inquiété mais je m'étais rapidement rendue compte qu'il s'agissait du même type d'amitié, sans ambiguïté, que je partageait avec Flynn. Je croyais en l'amitié fille-garçon dans sa plus pure expression. Je croyais aussi qu'on pouvait avoir plusieurs âmes sœurs dont certaines étaient résolument platoniques. J'avais Flynn et Adrienne et puis, je me plaisais aussi parfois à croire que j'en avais une troisième, un peu plus près du cœur. Mais c'était un sentiment que je devais encore apprivoiser et, surtout, je n'étais pas assez sure de ce que mon Gryffondor ressentait pour oser l'exprimer.

Je n'étais que moyennement surprise d'apprendre que le système était le même à Gryffondor. Sans doute l'était-il aussi à Serdaigle. J'avais plus de doute sur Poufsouffle, ils avaient toujours été les meilleurs d'entre nous, j'en étais intimement persuadée. Mais peut être que j'idéalisais un peu l'ambiance de leur maison. Il faudrait que je pose la question à Ulli.

J'appréciais que Joséphine n'ai pas cherché à rabaisser ma maison. J'avais beau être la première à admettre qu'une bonne partie de nos membres en détériorais l'image, j'aurais parfois aimé qu'on nous laisse le bénéfice du doute avant de nous classer dans la catégorie des monstres d'intolérance. L'amalgame était souvent un peu trop facile à faire. Quand Joséphine commença à me questionner sur ma relation avec Félix, je ne pus m'empêcher de sourire. Elle était bien curieuse tout à coup.

« Il a toujours été la pour moi. Il évite que les choses ne dégénèrent. On est amis tous les deux. Juste amis. Mais c'est vrai que nos familles se connaissent bien. On se connaît tous de toute façon. »

Nous n'étions pourtant ni parmi les plus populaires ni parmi les blacklistés. Mes parents avaient fait profil bas pendant une bonne partie de mon enfance. Pour cacher ma maladie d'une part et compte tenu de leur neutralité d'autre part. Cela n'avait jamais totalement été oublié ni pardonné. A l'idée d'être fiancée de force à Félix, je partis d'un grand éclat de rire. Merlin merci, on m'avait évité toutes ces histoires de promis !

« Non, rassure toi, sur ce point là au moins mes parents sont plus modernes. Ma mère refuse catégoriquement qu'on nous impose un mariage. Mes parents ont fait un mariage d'amour. Ca n'a pas forcément plu au côté Selwyn de la famille étant donné que les Slughorn – la famille de ma mère – sont connus pour être des modérés. »

A l'idée du quotidien qui aurait pu m'attendre dans le cas contraire, je grimaçais.

« Non mais tu m'imagines mariée a à peine vingt ans et prête à mettre au monde une armée de petits sangs-purs ? Je laisse ça à ma sœur et à Monsieur Tête de Mérou. »

Enfin, j'avais beau dire, je savais que si je ramenai un jour Myron au manoir Selwyn, la pilule resterait difficile à avaler pour mon père. Nous n'en étions de toute façon pas encore là.
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